Monde

Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR
Qu'est-ce qu'un "bidonville" ?

Musique : Claude Nougaro - Bidonville

 La première définition écrite du terme anglais « slum » apparaît, dit-on, en 1812 sous la plume de l'écrivain et hors-la-loi James Hardy Vaux, dans son Vocabulary of the Flash Language, où il est présenté comme synonyme de « racket » ou « commerce criminel ». Aussi, pendant longtemps, le « slum » a  été associé à un habitat sale et occupé par une population misérable et criminelle. En français, le mot « bidonville » a été employé pour la première fois en 1953 à propos du Maroc pour désigner littéralement des « maisons en bidons », c'est-à-dire un ensemble d'habitations construites avec des matériaux de récupération.

Photo : Le bidonville Dharavi à Bombay (env. 800 000 hab.)
Photo : Le bidonville Dharavi à Bombay (800 000 hab.)

 

Aujourd'hui, on qualifie de bidonville, un logement qui possède à peu près les caractéristiques suivantes :

  • - Surpeuplement
  • - Logements informels et de piètre qualité, majoritairement situés en périphérie des centre-villes
  • - Accès insuffisant à l'eau potable
  • - Manque d'hygiène
  • - Insécurité des personnes
  • - Insécurité quant à la conservation de la jouissance du domicile.

 

Image satellite : Le bidonville de Kibéra, Kenya (env. 200 000 hab.) - (Google Earth)
Image satellite : Le bidonville de Kibéra, Kenya (Google Earth)

 

En revanche, tous les urbains pauvres ne vivent pas dans des bidonvilles, et tous les habitants des bidonvilles ne sont pas pauvres. Bien que ces deux ensembles se recoupent pour l'essentiel, le nombre de pauvres urbains vivant en dehors des bidonvilles est bien plus important.

 

Schéma des étapes de la bidonvilisation dans les agglomérations des pays en voie de développement
 

Schéma des étapes de la bidonvilisation dans les agglomérations des pays en voie de développement

 « C’est d’abord la misère rurale qui emplit les bidonvilles. Puis l’accroissement naturel prend le relais » Noël Cannat

 

Il existe probablement plus de 200 000 bidonvilles sur la planète, comptant de quelques centaines à plus d'un million d'habitants. Selon un rapport des Nations unies de juin 2006, près d'un citadin sur trois habite déjà dans un bidonville.

 

Carte - Les plus grands "mégabidonvilles" en 2005
 Carte - Les plus grands mégabidonvilles en 2005

 

Graphique - Part de la population urbaine vivant en bidonville en 2005
Bidonvilles_2005_small

 

Comme le montre cette carte, la plupart des grands bidonvilles sont situés dans des pays en développement, mais, bien que ce soit souvent occulté, ceux-ci ont existé également dans les pays industrialisés et subsistent encore, mais de manière plus discrète.

 

Témoins de la crise du logement, les bidonvilles réapparaissent aujourd’hui en France
(Paris, Porte d’Aubervilliers, 2006)
Porte d’Aubervilliers, 2006

 

Typologie des bidonvilles

Plusieurs formes de typologie existent.

Mike Davis, dans son livre "Le pire des mondes possibles", réalise une typologie des bidonvilles autour de la question de savoir si oui ou non les nouveaux migrants ont les moyens de se loger à proximité des principaux sites de travail  (centre/périphérie) puis après si le logement est formel ou informel :
- Les logements formels : vieux immeubles, immeubles construits pour les pauvres, logements publics, hôtels meublés des marchands de sommeil, location privée ou publique de cabanes.
- Les logements informels : squats autorisés ou non, subdivisions pirates de terrains, ainsi que les personnes vivant dans la rue. Dans le cas des logements informels, les opérations de « déguerpissement » sont courantes, surtout quand de grands événements se préparent (JO, visite d’État) ou à titre de répression politique (une manière de punir les habitants d’un quartier ayant voté majoritairement pour l’opposition). Les bidonvilles sont le terrain d’un marché foncier invisible où des titres de propriété douteux s’échangent sans que l’on ait procédé à une viabilisation des lots. La perspective d’une régularisation d’un quartier alimente un marché immobilier parallèle. Les prix des loyers et des terrains flambent dans les favelas à l’annonce d’une régularisation. Loger des pauvres est une affaire qui marche. Le retour sur investissement est rapide même si les logements sont dénués de tout caractère légal. Les propriétaires des cabanes, construites bien souvent sur des terrains appartenant à l’État, sont généralement des politiciens et des hauts fonctionnaires.

 

Pour Odette et Alain Vaguet, dans leur ouvrage "Du bidonville à l'épidémie, la crise urbaine indienne à Hyderabad" les bidonvilles sont répartis en cinq grandes classes :

 

  • - Les Taudis : le statut des occupants est variable (squatters, propriétaires, locataires...). Ces secteurs sont hétérogènes (quartiers populaires et taudis voisinent avec des îlots plus aisés occupés par des familles attachées à l'environnement traditionnel de leur communauté).
  • - Les huttes itinérantes : abris sommaires réalisés avec des feuilles, de la paille ou de vieux tissus. Ce sont des îlots de 10 à parfois plus de 50 huttes, caractérisés par une absence totale d'équipements sanitaires.
  • - Les quartiers de squatters : c'est l'occupation d'un terrain sur lequel on ne peut prétendre à aucun droit (quartiers illégaux,ville légale). Ces quartiers se créent selon deux procédés : la constitution progressive de slums (des familles initiatrices en attirent d'autres) et l'invasion préméditée et organisée d'une parcelle (le plus souvent menée par des leaders qui en tireront profit).
  • - Les squatters en voie de régularisation foncière : la squatterisation peut parfois déboucher sur une régularisation de la situation foncière. La légalisation d'un slum aboutit souvent à une amélioration spontanée des logements et parfois à l'installation d'infrastructures sanitaires.Ces quartiers en voie de régularisation se situent souvent en périphérie.
  • - Les quartiers réhabilités : ce sont soit des transferts de slums en périphérie éloignée (sorte de relocalisation), soit des quartiers de relogement in situ. Mais dans les deux cas, les réussites d'intégration sont rares. Dans le premier cas, le nouveau slum est deserté du fait de l'absence d'infrastructures de transports. Dans le deuxième cas on assiste souvent à une récupération par des catégories moins démunies du lieu.

     

Le slum de Indiramma Nagar à Hyderabad, Inde
Le slum de Indiramma Nagar à Hyderabad, Inde
 
L'ONU a consacré sa première conférence sur l'habitat, il y a plus de 30 ans déjà (Habitat I, Vancouver 1976). Face à l'urgence et à la généralisation du problème de la paupérisation urbaine, la Déclaration du Millénaire vise, dans son objectif 7, à « améliorer la situation d’au moins 100 millions d’habitants de bidonvilles d’ici 2020 ». Le chemin est encore long : Kibera, l'un des plus grands bidonvilles africains, se trouve à Nairobi, le siège de l'Agence des Nations unies pour les établissements humains (UN Habitat)...

 

Affiche de l'exposition "Bidonvilles, Histoire et représentation en Seine-Saint-Denis, 1954-1974"
Affiche de l'exposition

 

Reportage sur les bidonvilles de Nanterre

 

Sources :
- Mike Davis : Le Pire des mondes possibles, De l'explosion urbaine au bidonville global. Édition La Découverte, 2006.
- Odette et Alain Vaguet : Du bidonville à l'épidémie, la crise urbaine indienne à Hyderabad. Édition Espaces tropicaux, 1993.

- Wikipedia : Article Bidonville


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    Les Amazoniens

    Les Amazoniens

    Les Amazoniens en sursis, de Nicolas Bourcier, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Les Amazoniens en sursis
    Note de l'éditeur :
    L’Amazonie se meurt. On connaît l’antienne, mais elle prend une dimension dramatique depuis une quinzaine d’années. Déforestation, front agricole, garimpeiros, barrages, routes, trafics en tous genres, réforme du code forestier, modification des droits d’exploration minière… jamais les saignées n’ont été aussi profondes et menaçantes. Certains peuples indigènes résistent, d’autres dépérissent peu à peu ou se fondent dans une urbanisation effrénée et homogénéisante. Quant aux caboclos, ces métis à l’identité insaisissable et qui forment la plus grande communauté amazonienne, ils rappellent qu’ils ont, eux aussi, besoin de la nature pour survivre. Ce monde amazonien laisse entrevoir l’image inquiétante d’une grande plaie ouverte, comme un mal contagieux infectant lentement mais sûrement la planète tout entière. Une terre en proie à des bouleversements d’une ampleur inédite mais qui porte encore, et à chaque instant, l’humanité en apprentissage. Pour combien de temps ?

    Nicolas Bourcier, a été correspondant au Brésil du journal Le Monde, où il occupe désormais le desk Amérique du nord.

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 28 May, 2016
    XXI - N°34

    XXI - N°34

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Avec toujours Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette !
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Couverture du n°34 (Printemps 2016) de la revue XXI
    Éditorial :
    Pour la quatrième fois depuis la création de XXI, Emmanuel Carrère participe à un numéro, sans oublier d’ajouter son reportage sur La Vie de Julie pour le n° 1 de 6Mois.
    Ce compagnonnage est précieux. Pour des raisons sentimentales d’abord. Emmanuel est le premier auteur à qui nous ayons parlé de XXI, le premier à avoir dit « banco » sur un coin de table. Ainsi est né son reportage sur Le Dernier des possédés, à l’origine de son grand livre sur Édouard Limonov.
    Il est aussi celui qui a suspendu l’écriture d’un roman pour filer en Californie sur les pas d’une junkie inconnue et d’une photographe tout aussi anonyme, Darcy Padilla, juste après que nous lui avons montré sur un ordinateur un portfolio en vrac.
    Emmanuel Carrère a une vertu qui n’est pas si courante chez les écrivains qui pratiquent le journalisme : il énonce les choses sans emphase. Chez lui, la forme ultime est simple à force d’être juste. À une époque où les opinions volent bas, il pratique le journalisme en cherchant continuellement à corriger par l’expérience vécue ce qu’il pensait avant de partir, au lieu de plaquer sur le réel des idées préconçues. Il refuse de se servir d’un reportage pour expliquer au lecteur ce qu’il faut en dire.
    La langue est un outil à la disposition du journaliste qu’il utilise avec plus ou moins de bonheur, de talent ou de liberté. La rédaction de brèves, la rubrique des chiens écrasés, la chronique, l’éditorial, le reportage, l’entretien ou l’enquête… Il n’y a pas de hiérarchie, de castes ou de label qui vaille.
    Auteur de livres couronnés par les prix littéraires d’automne et acclamés par la critique, Carrère estime que « le journalisme fait partie de la littérature comme la tragédie, le sonnet, le roman, l’essai ». Carrère refuse de s’inscrire dans une école. Il n’aime pas les étiquettes qui tentent, de manière plus ou moins acrobatique, de faire du journalisme littéraire une aristocratie qui s’attaquerait à des sujets nobles, avec une technique romanesque et un parti pris subjectif à outrance, comme ce que l’on a appelé « nouveau journalisme » et « journalisme gonzo » dans les années 1970, « creative nonfiction » aujourd’hui.
    Il revendique au contraire la pédagogie comme une vertu littéraire. « Je crois être capable de m’intéresser à tout, de la confection d’un pot de yoghourt aux rouages des crédits à la consommation, en passant par les boîtes de nuit à Moscou dans la Russie postsoviétique. Je ne veux pas tabler sur la connaissance du lecteur. L’explication doit venir dans le texte très naturellement sans qu’on ait l’impression que je fais un cours. C’est très délicat à faire et j’aime le faire. »
    Les lecteurs de D’autres vies que la mienne se souviennent des pages sur le surendettement qui permettaient de comprendre le travail des juges Étienne Rigal et Juliette Devynck. Rendre clair et accessible un réel compliqué est une gageure plus ardue qu’avoir recours à des artifices de fiction.
    D’où vient son attrait pour le journalisme, au point d’avouer qu’il « ne sait plus écrire que ce qui s’est passé » ? La saveur que procure le sentiment d’être à sa place en racontant la vie des autres. « Il y a un mystère que la fiction ne pourra jamais livrer là où, dans ce qui est documentaire, persiste une forme d’opacité du réel […] Il y a quelque chose du journalisme qui me paraît être aussi un lieu de l’intégrité, où l’on a à répondre de ce que l’on dit. Avec le réel, on engage vraiment sa responsabilité. »
    Il y a bien sûr chez lui un côté « faraud », qui lui joue parfois des tours et dont il se moque. Mais Emmanuel Carrère s’interpose d’abord entre le lecteur et le réel pour ne pas outrepasser ses droits. Il se refuse à imaginer ce qu’il se passe dans la tête d’autrui. Ce qu’il ressent, en revanche, lui appartient. Après toutes ces années d’écriture et d’aventures littéraires, il sait où il est. Aussi nous aimons bien quand Emmanuel Carrère s’interpose dans les pages de XXI. Il y est chez lui, avec vous.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-34
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  • 19 May, 2016
    Oser... et réussir

    Oser... et réussir

    Oser... et réussir, 75 aventures d’entrepreneurs dans l’Afrique de CFAO 1852-2016 de Raymond Lehideux-Vernimmen. Cartographie de Alexandre Nicolas aux Éditions l'Harmattan.
    Oser... et réussir de Raymond Lehideux-Vernimmen
    Note de l'éditeur :
    75 aventures authentiques.
    Tous les récits recueillis par Raymond Lehideux-Vernimmen sont authentiques. Ils émanent d’écrits inédits, rédigés par des entrepreneurs pour leur sphère privée : enfants, familles, amis…  Plusieurs de ces familles ont confié ces chroniques à l’auteur, à fin de publication. Les témoignages les plus contemporains sont le fruit d’interviews exclusives que Raymond Lehideux-Vernimmen a menées en France, en Europe et en Afrique, au cours des cinq dernières années. Ils couvrent le début du XXIe siècle et la dernière partie du XXe. Certains mettent en scène des personnalités notoires, d’autres d’illustres méconnus. Mais tous sont haletants, et complémentaires les uns des autres.    
    40 pays couverts  De l’Algérie à l’Afrique du Sud, du Sénégal aux îles de l’océan Indien, une quarantaine de pays et territoires forment le cadre de ces aventures d’entrepreneurs.  Le cœur du Continent n’est pas absent de cette épopée collective, loin s’en faut : le golfe de Guinée, le Gabon, le Congo, la RDC, la Centrafrique, le Sahel, les Grands lacs, l’Ouganda, le Kenya, le Malawi… participent pleinement à la mise en lumière de l’Afrique vivante, dans toute sa diversité.
    L’Histoire mise en perspective.
    La présentation des chroniques individuelles suit le cours de la « grande » Histoire. Mais de l’Histoire vue d’Afrique, vécue en Afrique par ses acteurs de terrain. Cette perspective inédite est totalement différente de celle que les écoles enseignent.
    Les bouleversements à portée planétaire (guerres mondiales, krachs boursiers, guerre froide…), et les renversements à portée locale (indépendances, dévaluations, coups d’Etat…) s’entrechoquent dans la vie quotidienne des entreprises qu’ils affectent. Raymond Lehideux-Vernimmen prend soin de situer ces événements, les uns par rapport aux autres, afin de bien faire comprendre les ressentis des entrepreneurstémoins.
    L’auteur met également en relief l’impact des innovations qui sont nées des grandes ruptures de l’Histoire : accélérations technologiques, raccourcissements des temps de transport, métamorphoses des télécommunications et mondialisation du commerce. Au sortir de chaque période de conflit, ces révolutions ont galvanisé la créativité des entrepreneurs et dopé le développement de l’Afrique.
    300 entreprises et 350 personnalités citées.
    De A, pour Aéromaritime ou Africa on Line, à Z, pour Zodiac, plus de 300 entreprises et organismes sont cités dans ce livre. Vous les retrouverez facilement grâce à un index alphabétique. De même, 350 personnalités africaines et internationales sont mises en lumière et répertoriées dans un second index.

    Présentation de l'auteur : Publicitaire et homme de média, passionné de l'Afrique, Raymond Lehideux-Vernimmen a partagé sa vie professionnelle entre la France, l'Europe et le continent noir, où il s'est expatrié à trois reprises.
    Pour le compte de grands groupes anglo-saxons, ses activités y ont couvert 31 pays. Il y a créé et dirigé plusieurs entreprises, avant de rejoindre CFAO - de 2002 à 2008 - afin d’y mettre en place sa Direction de la Communication. Il a formé de nombreux Africains à ses métiers, en tant qu’employeur, enseignant vacataire en grande école, conférencier, consultant et Conseiller du Commerce extérieur de la France.

    Oser... et réussir carte
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  • 18 May, 2016
    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure

    Royaumes d’aventure. Ils ont fondé leur propre État de Bruno Fuligni, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Les ArènesRoyaumes d’aventure
    Note de l'éditeur :

    Les destins incroyables d’hommes qui voulurent être rois.

    Avez-vous déjà visité le royaume de Redonda, les principautés de Seborga, de Hutt River ou de Sealand, la république de Counani, le Liberland, le royaume de Bir Tawil ou encore l’État gay et lesbien de Cato ?

    À côté des États universellement reconnus, un univers insoupçonné reste à explorer : le monde des micronations, avec leurs drapeaux, leurs monnaies, leurs gouvernements autoproclamés. Des royaumes pirates du XVIIIe siècle aux pays virtuels sur Internet, cet atlas vous invite à un fabuleux voyage dans l’espace et dans le temps, à la découverte de quatre cents pays mystérieux et secrets :

    Des îles lointaines, où marins, flibustiers, naufragés sont devenus rois ; Des empires éphémères, constitués par des aventuriers en marge de la conquête de l’Ouest et de la colonisation ; Des enclaves oubliées, permettant à des intellectuels astucieux de proclamer l’indépendance de leur village, de leur quartier, de leur maison, voire d’un territoire artificiel ou immatériel. Autant d’histoires authentiques et foisonnantes, toutes orientées vers ce grand rêve de liberté qu’exprime aujourd’hui le phénomène micronational.

    Bruno Fuligni, écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po, a publié dix-huit livres sur l’histoire politique et policière française. Après avoir dirigé Dans les secrets de la police et Dans les archives inédites des services secrets (L’Iconoclaste), et signé Le Livre des espions (L'Iconoclaste), il vient de publier Secrets d’État chez le même éditeur.

    Carte des micronations d'hier et d'aujourd'hui
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  • 16 May, 2016
    Avignon Off

    Avignon Off

    Réinventer une utopie, Le Off d'Avignon de Joël Rumello. Préface de Daniel Mesguich, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
     
    Réinventer une utopie, Le Off d'Avignon de Joël Rumello
    Note de l'éditeur :
    Un chiffre résume la démesure du Off d'Avignon : 1 336. C'est le nombre de spectacles présentés chaque jour, pendant trois semaines, lors de la dernière édition. Cette profusion inouïe tient à la nature même de ce festival né voilà cinquante ans du geste de révolte d'un artiste avignonnais, André Benedetto, qui décida de jouer sa propre création en marge du prestigieux festival de Jean Vilar. Beaucoup l'imitèrent, toujours plus nombreux au fil du temps, dans un esprit d'abord libertaire puis se pliant progressivement aux lois du marché...
    Dans le Off d'Avignon, vient qui veut, vient qui peut, car ce sont les artistes qui paient pour jouer. Comme dans un salon professionnel, le public en plus, ils cherchent à séduire les programmateurs venus de la France entière et à assurer la diffusion de leur spectacle, voire leur survie. Une chance pour certains, un miroir aux allouettes pour beaucoup, tant la concurrence entre compagnies est devenue féroce et le business omniprésent...
    Mais comment réformer un festival anarcho-capitaliste que personne ne dirige et dont personne ne contrôle la croissance débridée ? Comment y mettre en oeuvre des politiques culturelles au service des artistes ? Avant de tracer quelques pistes pour sortir de cette jungle, il fallait d'abord raconter la genèse de ce festival né d'une utopie, décrire ses mutations successives, rencontrer ses acteurs et comprendre les logiques qui s'y affrontent. Et pour la première fois, un ouvrage retrace cette histoire et tente de saisir le Off dans toute sa complexité, en le considérant non pas comme un appendice du In mais comme un phénomène unique en France.
    Carte : Avignon, Le Off en carte
    Avignon, le Off en carte Lire la suite ...
  • 11 May, 2016
    Mont Thabor & Co

    Mont Thabor & Co

    L'association « Tour du Mont Thabor » nous a confié la réalisation d'une carte regroupant l'ensemble de ses refuges. Réalisée sous la direction du directeur de l'association, elle est destinée à être largement diffusée au sein des refuges et des offices de tourisme. La carte met en avant une fantastique randonnée de plusieurs centaines de kilomètres reliant ces différents sites d'altitude entre la France et l'Italie et trois régions : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Piémont.. Une belle manière de découvrir cette partie des Alpes occidentales par la marche et la bonne humeur des gardiens des refuges et des gîtes.
    Pour plus d'informations concernant les réservations et les multiples randonnées à faire, je vous invite à découvrir leur site internet (http://www.refugesclareethabor.com).
    Carte : Les refuges de l'association Tour du Mont Thabor
    Les refuges de l'association Tour du Mont Thabor

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  • 1 March, 2016
    Eau, feu et Makhzen

    Eau, feu et Makhzen

    L'eau, le feu et le Makhzen. La rive nord-ouest saharienne de NAIMI Mustapha. cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Karthala.
    L'eau, le feu et le Makhzen. La rive nord-ouest saharienne
    Note de l'éditeur :
    À partir d’une lecture des savoirs ethnographiques au Sahara Atlantique septentrional (Wad-Nun, Sagya al-Hamra et Tiris), cet ouvrage étudie les dispositifs à l’œuvre dans le changement sociopolitique en cours. Le milieu villageois, oasien et pastoral, constitue en effet un terrain de réflexion sur l’évolution des formes tribales dans des espaces où la marocanité est contes-tée par le F. Polisario. L’auteur y questionne les différentes faces de l’identité pastorale et semi-pastorale.

    Dans le contexte de la gouvernance territoriale et de l’apparition de nouveaux modèles de leadership, le rapport traditionnel entre la région du WadNun et les deux régions de la Sagya al-Hamra et du Tiris fait place à de nouveaux types de comportement et d’action notabilaire. La comparaison entre les trois régions laisse à voir la possibilité d’une anthropologie postpolisarienne, qui fait le ménage dans le corpus abondant mais répétitif concernant le F. Polisario. D’entrée de jeu, l’auteur souligne l’avancée urbaine au Sahara et l’intérêt de la ville qui n’apparaît plus d’abord comme une créature étrangère, mais comme la représentation à la fois de l’État, de l’économie marchande et de la modernité.

    Dans les trois régions de la rive nord-ouest, la saharanité se présente désormais sous le régime de la coexistence de divers ensembles ethniques dans un même espace politique. Ce nouveau modèle marque une rupture avec les représentations antérieures de la saharanité, qui mobilisaient les images de la synthèse et de la fusion. Il détermine un autre espace, celui de la relation et de l’échange entre des groupes humains porteurs d’identités particulières, volontiers désigné par la notion d’interculturel, devenue au Sahara un maître-mot du langage politique ou médiatique. Le modèle est riche en promesses. L’ouvrage se clôt par une synthèse des débats instaurés aujourd’hui entre les études postcoloniales et des études du développement caractérisées par le manque de travaux sur le Maroc saharien.


    Mustapha Naïmi
    est professeur de l’Université Mohamed V-Souissi à Rabat, où il dirige l’Équipe des études sahariennes pluridisciplinaires à l’Institut universitaire de la recherche scientifique.

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  • 29 January, 2016
    Les Indiens

    Les Indiens

    Les Indiens, voix multiples de Arundhati Virmani, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Indiens couv
    Note de l'éditeur :
    Pays longtemps mystérieux, mélange complexe entre tradition et hyper modernité, l’Inde du XXIe millénaire reste toujours difficile à cerner. Les changements accélérés et dramatiques tant au plan social, économique que politique ont fait surgir de nouveaux acteurs, jeunes entrepreneurs, ingénieurs, artistes, femmes célibataires vivant seules… Mais ont-ils pour autant fait disparaître ce qui a caractérisé l’Inde depuis des siècles : une société de castes, le respect des traditions, l’impact des religions sur l’organisation sociale… ? Comment appréhender cette « New India » ?
    Ce livre propose de découvrir les parcours de vie et les points de vue de quelques Indiens d’aujourd’hui. Par leur liberté de pensée, leurs projets novateurs, leur volonté de transformer leur société, ils nous dévoilent une Inde inattendue, loin des clichés que véhiculent encore tant la presse à sensation que les agences de tourisme. Quelques éléments d’un immense pays qui est loin d’avoir livré tous ses secrets.

    Arundhati Virmani, historienne, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales, à Marseille. Ses ouvrages sur l’Inde coloniale et contemporaine incluent : L’Inde, une puissance en mutation, (Paris, La Documentation Française, 2001) ; India : 1900-1947. Un Britannique au coeur du Raj (Paris, Autrement, 2002) ; A National Flag for India. Rituals, Nationalism and the Politics of Sentiment (Delhi, Permanent Black, 2008) ; Atlas historique de l’Inde (Paris, Autrement, 2012) ; (ed.) Political Aesthetics. Culture, critique and the everyday (Londres, Routledge, 2015).

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 27 January, 2016
    XXI - N°33

    XXI - N°33

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Cette revue est toujours aussi passionnante. C'est à chaque fois une joie de découvrir un nouveau numéro et d'y participer.
    Couverture du n°33 (Hiver 2016) de la revue XXI
    XXI (Hiver) n°33
    Éditorial :
    C'est un rêve de lecteur : rassembler la plus belle rédaction du monde pendant quelques heures. Écouter, regarder, partager les échos du monde, sans filtre et sans frontières. Ce rêve, nous avons décidé de le réaliser. Avec vous. Pour vous.
    Cet été, vous êtes tous invités à la première édition du festival de XXI et 6Mois, les 29, 30 et 31 juillet. Oui, tous. Il aura lieu dans le Sud-Ouest, à Couthures, un village à fleur de Garonne, entre Bordeaux et Toulouse, à quelques minutes de la gare de Marmande et de l’autoroute A62.
    Pourquoi Couthures ? Parce que XXI est une histoire d’amitié. L’ancien directeur de France Info et France Bleu, Philippe Chaffanjon, a fait partie de nos premiers soutiens. C’est lui qui a trouvé la signature de XXI, « L’information grand format ». Philippe a été victime d’une crise cardiaque en 2013, laissant une trace profonde chez tous ceux qui l’ont connu et aimé. C’était un enfant de Couthures, dont il parlait avec passion. Il rêvait pour son village du Lot-et-Garonne d’une aventure semblable à celle de Marciac. En quelques années, ce gros bourg est devenu le plus beau festival de jazz du monde. Aussi sa femme Isabelle, ses enfants, le maire de son village, ses amis innombrables se sont aussitôt mobilisés pour répondre à notre appel et organiser le premier « festival international du journalisme vivant ».
    Pourquoi un festival ?
    Parce que l’information a de la chair, des couleurs, des émotions. Auteurs et lecteurs, nous avons beaucoup de choses à nous dire. Il y aura des conférences, des expositions, des projections et des débats, organisés dans une dizaine d’anciens séchoirs à tabac. Documentaires, portfolios et témoins se succéderont. Chacun de ces bâtiments superbes et hauts de toiture, reconvertis en salle de festival pour l’occasion, sera consacré à un thème d’actualité. Il y aura même un séchoir pour les enfants : une exposition à 1 m 10 du sol, une garderie des petits, un photomaton ludique, et des activités pour les lecteurs en herbe.
    Pourquoi international ?
    Parce que XXI et 6Mois se sont associés à trois autres titres qui ont répondu avec enthousiasme à l’appel : Harper’s, le prestigieux mensuel américain, Internazionale, l’hebdomadaire qui a réveillé la presse italienne, et Reportagen, à Berne, la petite dernière des revues au long cours. Chacun a apporté son expérience, ses contacts, ses envies. L’exemple italien nous porte : en neuf ans à Ferrare, le festival Internazionale est passé de 10 000 à 70 000 visiteurs, passionnés par une programmation qui rassemble des auteurs du monde entier. Nous allons essayer de faire aussi bien, à notre manière. Et de constituer chaque année une exceptionnelle rédaction éphémère. Elle sera riche de talents et de voix singulières, de tous les âges, de toutes les langues. Avec pour seul viatique la passion.
    Pourquoi le journalisme vivant ?
    Parce que le journalisme s’incarne, se montre, se dit et se confronte. C’est une matière vive. Le journalisme peut être festif : le village de Couthures et ses alentours seront pavoisés pour vous. Le journalisme s’enrichit quand il explore de nouveaux registres d’expression : projections de portfolios en musique, reportages sonores à la nuit tombée, théâtre civique venu d’Italie. Last but not least, la curiosité insatiable des lecteurs mérite aussi des récompenses terrestres… Sud-Ouest oblige, les douceurs de la table seront aussi au rendez-vous.
    Chaque année, une personnalité hors du champ journalistique sera le parrain ou la marraine du festival. Cet été, c’est le rappeur MC Solaar qui a répondu à notre appel. Fort de ses quinze millions de disques vendus, de son rayonnement en France et à l’étranger, de son métissage culturel et musical, il sera le premier parrain du festival XXI et 6Mois. Il apportera sa voix, il sera votre voix.
    Voilà, vous savez tout. Ou presque. À nous de réunir le plus beau plateau d’auteurs, de journalistes, de romanciers du réel, de dessinateurs-reporters de BD, de documentaristes, de photographes, d’universitaires de terrain et de grands témoins. À vous d’organiser vos vacances en prévoyant une halte au bord de la Garonne. Ameutez vos amis, les amis de vos amis, les curieux en vacances dans le Sud-Ouest… Le mot de passe de notre conspiration commune, c’est « Couthures ». Grâce à vous, bientôt tout le monde connaîtra ce nom et saura le placer sur une carte, là, tout en bas, au bord de la Garonne ! À chaque numéro d’ici cet été, nous vous tiendrons au courant de cette nouvelle aventure. La nôtre, la vôtre.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-33
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  • 25 January, 2016
    Le mafie

    Le mafie

    Le mafie in 100 mappe. Attori, traffici e mercati criminali nel mondo di Fabrizio Maccaglia e Marie-Anne Matard-Bonucci, cartographo Alexandre Nicolas.

    mafie 100 mappe

    Descrizione
    Il crimine organizzato è oggi incorporato nella globalizzazione: non è né il volto della stessa globalizzazione, né una conseguenza, ma una componente a tutto tondo". In un centinaio di mappe e grafici, questo libro analizza la complessità del crimine e del suo mercato che ha ramificazioni in tutto il mondo. Storia, sociologia, finanza e logistica delle organizzazioni criminali; le condizioni per il loro sviluppo. Un tour mondiale attraverso mappe tematiche dei diversi attori: camorra e 'ndrangheta italiana, la Cosa Nostra americana, la mafia russa, la giapponese Yakuza, i cartelli latino-americani, i trafficanti di Marsiglia, li mercato globale dei farmaci, le contraffazioni, la criminalità organizzata, la prostituzione e il traffico degli esseri umani: tutti gli aspetti del mondo della mafia. La geografia unica delle mafie rivela il loro posto e il ruolo nelle nostre società, al confine fra il lecito e l'illecito.

     


    Cet ouvrage est la traduction de l'Atlas de Mafias des mêmes auteurs aus Éditions Autrement.

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