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anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR
Voici un projet que j'avais envie de réaliser depuis longtemps : une cartographie de la NEVER ENDING TOUR de MISTER BOB DYLAN.
Après l'avoir vu plusieurs fois sur scène, l'idée m'est venue de réaliser une cartographie complète des tournées de Bob Dylan dans le monde.

Photo : Bob Dylan par Jerry Schatzberg
Photo : Bob Dylan par Jerry Schatzberg
 

Musique : Bob Dylan - Stuck Inside Of Mobile With The Menphis Blues Again (1976)



"Ladies and gentlemen, please welcome the poet laureate of rock 'n' roll. The voice of the promise of the 60s counterculture. The guy who forced folk into bed with rock. Who donned makeup in the 70s and disappeared into a haze of substance abuse. Who emerged to find Jesus. Who was written off as a has-been by the end of the '80s, and who suddenly shifted gears releasing some of the strongest music of his career beginning in the late '90s. Ladies and gentlemen — Columbia recording artist Bob Dylan! "


Ce projet me prendra du temps. Il faudra démarrer en 1988, date à laquelle un journaliste (Adrian Deevoy) a employé pour la première fois cette expression lors d'une interview dans Q magazine. Pour l'instant, c'est 23 cartes pour une Never Ending Tour de 23 ans !

Bien que le principal interessé n'apprécie pas vraiment l'idée d'une tournée sans fin, terme typiquement journalistique*, je vais tout de même m'atteler à réaliser cette cartographie.
Voici donc, pour commencer, une carte de la tournée de 1988 de Bob Dylan qui a eu lieu juste en Amérique du Nord (États-Unis et Canada).

 

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1988
Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1988

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1989
Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1989

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1990
Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1990

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1991
Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1991

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1992
Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1992

Carte : La Never Ending Tour de Bob Dylan en 1993
à venir !


* Bob Dylan : "Does anybody call Henry Ford a Never Ending Car Builder? Anybody ever say that Duke Ellington was on a Never Ending Bandstand Tour? These days, people are lucky to have a job. Any job. So critics might be uncomfortable with my working so much. Anybody with a trade can work as long as they want. A carpenter, an electrician. They don't necessarily need to retire."

Source : Site officiel de Bob Dylan
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Derniers Ouvrages

  • 1 March, 2016
    Eau, feu et Makhzen

    Eau, feu et Makhzen

    L'eau, le feu et le Makhzen. La rive nord-ouest saharienne de NAIMI Mustapha. cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Karthala.
    L'eau, le feu et le Makhzen. La rive nord-ouest saharienne
    Note de l'éditeur :
    À partir d’une lecture des savoirs ethnographiques au Sahara Atlantique septentrional (Wad-Nun, Sagya al-Hamra et Tiris), cet ouvrage étudie les dispositifs à l’œuvre dans le changement sociopolitique en cours. Le milieu villageois, oasien et pastoral, constitue en effet un terrain de réflexion sur l’évolution des formes tribales dans des espaces où la marocanité est contes-tée par le F. Polisario. L’auteur y questionne les différentes faces de l’identité pastorale et semi-pastorale.

    Dans le contexte de la gouvernance territoriale et de l’apparition de nouveaux modèles de leadership, le rapport traditionnel entre la région du WadNun et les deux régions de la Sagya al-Hamra et du Tiris fait place à de nouveaux types de comportement et d’action notabilaire. La comparaison entre les trois régions laisse à voir la possibilité d’une anthropologie postpolisarienne, qui fait le ménage dans le corpus abondant mais répétitif concernant le F. Polisario. D’entrée de jeu, l’auteur souligne l’avancée urbaine au Sahara et l’intérêt de la ville qui n’apparaît plus d’abord comme une créature étrangère, mais comme la représentation à la fois de l’État, de l’économie marchande et de la modernité.

    Dans les trois régions de la rive nord-ouest, la saharanité se présente désormais sous le régime de la coexistence de divers ensembles ethniques dans un même espace politique. Ce nouveau modèle marque une rupture avec les représentations antérieures de la saharanité, qui mobilisaient les images de la synthèse et de la fusion. Il détermine un autre espace, celui de la relation et de l’échange entre des groupes humains porteurs d’identités particulières, volontiers désigné par la notion d’interculturel, devenue au Sahara un maître-mot du langage politique ou médiatique. Le modèle est riche en promesses. L’ouvrage se clôt par une synthèse des débats instaurés aujourd’hui entre les études postcoloniales et des études du développement caractérisées par le manque de travaux sur le Maroc saharien.


    Mustapha Naïmi
    est professeur de l’Université Mohamed V-Souissi à Rabat, où il dirige l’Équipe des études sahariennes pluridisciplinaires à l’Institut universitaire de la recherche scientifique.

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  • 29 January, 2016
    Les Indiens

    Les Indiens

    Les Indiens, voix multiples de Arundhati Virmani, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Indiens couv
    Note de l'éditeur :
    Pays longtemps mystérieux, mélange complexe entre tradition et hyper modernité, l’Inde du XXIe millénaire reste toujours difficile à cerner. Les changements accélérés et dramatiques tant au plan social, économique que politique ont fait surgir de nouveaux acteurs, jeunes entrepreneurs, ingénieurs, artistes, femmes célibataires vivant seules… Mais ont-ils pour autant fait disparaître ce qui a caractérisé l’Inde depuis des siècles : une société de castes, le respect des traditions, l’impact des religions sur l’organisation sociale… ? Comment appréhender cette « New India » ?
    Ce livre propose de découvrir les parcours de vie et les points de vue de quelques Indiens d’aujourd’hui. Par leur liberté de pensée, leurs projets novateurs, leur volonté de transformer leur société, ils nous dévoilent une Inde inattendue, loin des clichés que véhiculent encore tant la presse à sensation que les agences de tourisme. Quelques éléments d’un immense pays qui est loin d’avoir livré tous ses secrets.

    Arundhati Virmani, historienne, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales, à Marseille. Ses ouvrages sur l’Inde coloniale et contemporaine incluent : L’Inde, une puissance en mutation, (Paris, La Documentation Française, 2001) ; India : 1900-1947. Un Britannique au coeur du Raj (Paris, Autrement, 2002) ; A National Flag for India. Rituals, Nationalism and the Politics of Sentiment (Delhi, Permanent Black, 2008) ; Atlas historique de l’Inde (Paris, Autrement, 2012) ; (ed.) Political Aesthetics. Culture, critique and the everyday (Londres, Routledge, 2015).

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 27 January, 2016
    XXI - N°33

    XXI - N°33

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Cette revue est toujours aussi passionnante. C'est à chaque fois une joie de découvrir un nouveau numéro et d'y participer.
    Couverture du n°32 (Hiver 2016) de la revue XXI
    XXI (Hiver) n°33
    Éditorial :
    C'est un rêve de lecteur : rassembler la plus belle rédaction du monde pendant quelques heures. Écouter, regarder, partager les échos du monde, sans filtre et sans frontières. Ce rêve, nous avons décidé de le réaliser. Avec vous. Pour vous.
    Cet été, vous êtes tous invités à la première édition du festival de XXI et 6Mois, les 29, 30 et 31 juillet. Oui, tous. Il aura lieu dans le Sud-Ouest, à Couthures, un village à fleur de Garonne, entre Bordeaux et Toulouse, à quelques minutes de la gare de Marmande et de l’autoroute A62.
    Pourquoi Couthures ? Parce que XXI est une histoire d’amitié. L’ancien directeur de France Info et France Bleu, Philippe Chaffanjon, a fait partie de nos premiers soutiens. C’est lui qui a trouvé la signature de XXI, « L’information grand format ». Philippe a été victime d’une crise cardiaque en 2013, laissant une trace profonde chez tous ceux qui l’ont connu et aimé. C’était un enfant de Couthures, dont il parlait avec passion. Il rêvait pour son village du Lot-et-Garonne d’une aventure semblable à celle de Marciac. En quelques années, ce gros bourg est devenu le plus beau festival de jazz du monde. Aussi sa femme Isabelle, ses enfants, le maire de son village, ses amis innombrables se sont aussitôt mobilisés pour répondre à notre appel et organiser le premier « festival international du journalisme vivant ».
    Pourquoi un festival ?
    Parce que l’information a de la chair, des couleurs, des émotions. Auteurs et lecteurs, nous avons beaucoup de choses à nous dire. Il y aura des conférences, des expositions, des projections et des débats, organisés dans une dizaine d’anciens séchoirs à tabac. Documentaires, portfolios et témoins se succéderont. Chacun de ces bâtiments superbes et hauts de toiture, reconvertis en salle de festival pour l’occasion, sera consacré à un thème d’actualité. Il y aura même un séchoir pour les enfants : une exposition à 1 m 10 du sol, une garderie des petits, un photomaton ludique, et des activités pour les lecteurs en herbe.
    Pourquoi international ?
    Parce que XXI et 6Mois se sont associés à trois autres titres qui ont répondu avec enthousiasme à l’appel : Harper’s, le prestigieux mensuel américain, Internazionale, l’hebdomadaire qui a réveillé la presse italienne, et Reportagen, à Berne, la petite dernière des revues au long cours. Chacun a apporté son expérience, ses contacts, ses envies. L’exemple italien nous porte : en neuf ans à Ferrare, le festival Internazionale est passé de 10 000 à 70 000 visiteurs, passionnés par une programmation qui rassemble des auteurs du monde entier. Nous allons essayer de faire aussi bien, à notre manière. Et de constituer chaque année une exceptionnelle rédaction éphémère. Elle sera riche de talents et de voix singulières, de tous les âges, de toutes les langues. Avec pour seul viatique la passion.
    Pourquoi le journalisme vivant ?
    Parce que le journalisme s’incarne, se montre, se dit et se confronte. C’est une matière vive. Le journalisme peut être festif : le village de Couthures et ses alentours seront pavoisés pour vous. Le journalisme s’enrichit quand il explore de nouveaux registres d’expression : projections de portfolios en musique, reportages sonores à la nuit tombée, théâtre civique venu d’Italie. Last but not least, la curiosité insatiable des lecteurs mérite aussi des récompenses terrestres… Sud-Ouest oblige, les douceurs de la table seront aussi au rendez-vous.
    Chaque année, une personnalité hors du champ journalistique sera le parrain ou la marraine du festival. Cet été, c’est le rappeur MC Solaar qui a répondu à notre appel. Fort de ses quinze millions de disques vendus, de son rayonnement en France et à l’étranger, de son métissage culturel et musical, il sera le premier parrain du festival XXI et 6Mois. Il apportera sa voix, il sera votre voix.
    Voilà, vous savez tout. Ou presque. À nous de réunir le plus beau plateau d’auteurs, de journalistes, de romanciers du réel, de dessinateurs-reporters de BD, de documentaristes, de photographes, d’universitaires de terrain et de grands témoins. À vous d’organiser vos vacances en prévoyant une halte au bord de la Garonne. Ameutez vos amis, les amis de vos amis, les curieux en vacances dans le Sud-Ouest… Le mot de passe de notre conspiration commune, c’est « Couthures ». Grâce à vous, bientôt tout le monde connaîtra ce nom et saura le placer sur une carte, là, tout en bas, au bord de la Garonne ! À chaque numéro d’ici cet été, nous vous tiendrons au courant de cette nouvelle aventure. La nôtre, la vôtre.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-33
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  • 25 January, 2016
    Le mafie

    Le mafie

    Le mafie in 100 mappe. Attori, traffici e mercati criminali nel mondo di Fabrizio Maccaglia e Marie-Anne Matard-Bonucci, cartographo Alexandre Nicolas.

    mafie 100 mappe

    Descrizione
    Il crimine organizzato è oggi incorporato nella globalizzazione: non è né il volto della stessa globalizzazione, né una conseguenza, ma una componente a tutto tondo". In un centinaio di mappe e grafici, questo libro analizza la complessità del crimine e del suo mercato che ha ramificazioni in tutto il mondo. Storia, sociologia, finanza e logistica delle organizzazioni criminali; le condizioni per il loro sviluppo. Un tour mondiale attraverso mappe tematiche dei diversi attori: camorra e 'ndrangheta italiana, la Cosa Nostra americana, la mafia russa, la giapponese Yakuza, i cartelli latino-americani, i trafficanti di Marsiglia, li mercato globale dei farmaci, le contraffazioni, la criminalità organizzata, la prostituzione e il traffico degli esseri umani: tutti gli aspetti del mondo della mafia. La geografia unica delle mafie rivela il loro posto e il ruolo nelle nostre società, al confine fra il lecito e l'illecito.

     


    Cet ouvrage est la traduction de l'Atlas de Mafias des mêmes auteurs aus Éditions Autrement.

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  • 20 November, 2015
    Teresita, theologie et tendresse

    Teresita, theologie et tendresse

    Teresita, la théologie de la tendresse. Une fille de la Charité chez les Indiens en Équateur de Sylvie Viaut, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Karthala.
    Teresita, la théologie de la tendresse. Une Fille de la Charité chez les Indiens en Équateur

    Note de l'éditeur :

    Née dans les Landes il y a 90 ans, Teresita est une femme énergique, déterminée, en lutte permanente contre l’injustice. Rebelle de nature, elle a su dompter sa fougue pour en faire sa force.

    Fille de la Charité, elle prononce ses voeux en 1951. Après une première mission en Égypte, elle part en Équateur en 1968. Suivant les préceptes de Vincent de Paul, elle vit au milieu des pauvres. Dans la province côtière d’Esmeraldas, elle active un service aux malades, des cours d’alphabétisation, des ateliers de formation pour les femmes, crée même un collège public. Un grave accident l’immobilise deux ans à l’hôpital. Elle termine sa convalescence à la Casa Santa Cruz auprès de Mgr Proaño, grande figure de la théologie de la libération, et entreprend une nouvelle mission dans la Sierra. En 1984, elle y crée la Mission indienne Flores, ouvre un centre de formation, des jardins d’enfants, un service de santé, un accompagnement aux vieillards abandonnés. Elle y travaille aujourd’hui à assurer sa relève avec l’équipe des jeunes Indiens qu’elle a formés.

    L’Équateur où elle a passé plus de la moitié de sa vie est aujourd’hui en pleine mutation. Sous le gouvernement de Rafael Correa, la nouvelle constitution reconnaît la langue et la culture indiennes, l’enseignement et la santé sont désormais gratuits, un gigantesque réseau routier et un accès aux nouvelles technologies sur l’ensemble du territoire désenclavent les secteurs les plus reculés. Toujours en marche, Teresita approuve et accompagne ces changements jusque dans les communautés de base des sommets.

    Ce livre a pour propos de faire connaître davantage son action, d’élargir le cercle de ses soutiens, contribuant ainsi à la pérenniser. Priorité y est donnée à la parole de Teresita, à travers les multiples conversations et échanges épistolaires avec l’auteur en Équateur et en France, dans sa correspondance avec différents interlocuteurs et dans les archives de la Mission Flores. Elle dit l’enfance, la vocation religieuse, la guerre, et la construction d’une personne et d’une oeuvre sans cesse en transformation dans la vie aux côtés des Indiens Puruháes, pauvres parmi les pauvres.

    Après de nombreux voyages en Amérique latine où elle a participé activement au développement des échanges culturels avec l’Europe, Sylvie Viaut a rencontré Sor Teresita à la Mission indienne Flores (Équateur). Elle est secrétaire de l’association SOL-I-FLOR-E (Solidarité avec les Indiens de Flores Équateur).

    teresita equateur

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  • 17 November, 2015
    XXI - N°32

    XXI - N°32

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. Avec cette nouvelle maquette qui donne la part belle aux artistes.
    Couverture du n°32 (Automne 2015) de la revue XXI
    Illustration : couverture du n°32 (Automne 2015) de la revue XXI
    Éditorial :
    Le même jour, à la fin des vacances d’été, un chiffre a frappé les esprits de part et d’autre des Pyrénées. Trois millions d’euros. En France, c’est la somme que deux auteurs d’une enquête sur le Maroc, Éric Laurent et Catherine Graciet, auraient demandée pour renoncer à la parution d’un livre sur le régime de Mohammed VI. Après négociations, la lettre-accord, rédigée et signée de la main des deux journalistes, a réduit la somme à deux millions. L’histoire attriste tous ceux qui portent une certaine idée de ce métier. « Sortir d’un rendez-vous avec une enveloppe bourrée de billets, en échange d’un renoncement écrit à la publication d’une enquête : quel journaliste normalement constitué ne peut frémir à la seule idée de cette scène ? », a noté Daniel Schneidermann d’Arrêt sur images. Éric Laurent s’est défendu au micro de RTL : « C’est une transaction privée […] Je n’ai pas de leçon à recevoir en matière de déontologie » (sic).

    À l’inverse, en Espagne, la somme de trois millions d’euros a suscité l’espoir. Avec sa campagne de « crowdfunding » (un appel au financement de projet sur le Web), le futur site d’information El Español a battu tous les records mondiaux dans le secteur des médias : plus de 3,5 millions d’euros récoltés en six mois.

    Le projet d’El Español est résumé en quelques mots sous leur logo : « Universel. Indépendant. Combatif. Pluraliste. Innovant. Bienveillant. C’est le vôtre. » Leur site provisoire est un modèle de transparence. L’équipe rend chaque jour des comptes à ses lecteurs : elle dialogue, filme et raconte ce qu’elle construit, à ciel ouvert. XXI tire son chapeau à ce futur confrère : il apporte un courant d’air frais dans un métier déboussolé.

    À la tête d’El Español, on retrouve un sacré caractère : Pedro José Ramírez. 67 ans. Classé au centre droit (c’est un ami de Valéry Giscard d’Estaing) et passionné par la Révolution française (il a écrit un livre de plus de mille pages traduit en français sous le titre Le Coup d’État aux éditions Vendémiaire), il connaît l’importance et le coût de l’indépendance.

    Cofondateur du quotidien El Mundo (l’équivalent du Figaro), il a longtemps ferraillé avec le gouvernement socialiste de Felipe Gonzáles dans les années 1990. Mois après mois, le quotidien dénonçait la corruption de l’équipe au pouvoir et ses compromissions dans la lutte contre le terrorisme basque. Les dirigeants socialistes essayèrent d’abattre le journaliste en montant contre lui un scandale sexuel. Comme dans un film d’Hollywood, dix-huit cassettes furent envoyées anonymement à toutes les rédactions. Elles montraient ses ébats un peu salés, pour le discréditer. La manipulation a tourné court et les instigateurs de cette affaire furent lourdement condamnés à de la prison ferme par les tribunaux.

    Revenue aux affaires, c’est paradoxalement la droite qui a eu raison du journaliste. Pedro José Ramírez a d’abord publié des documents montrant les rétributions occultes attribuées aux dirigeants conservateurs du Parti populaire, dont le chef du gouvernement lui-même, Mariano Rajoy. Puis El Mundo a révélé la corruption d’Iñaki Urdangarin, le gendre du roi. Le journaliste a raconté la suite au site français Nonfiction : « Notre interview de la maîtresse du roi d’Espagne, elle-même liée aux activités d’Urdangarin, nous a attiré les foudres du pouvoir. Les revenus engendrés par la publicité se sont effondrés. Jusque-là, nous étions au niveau de nos concurrents, mais soudain nous sommes descendus plus bas que terre, moins 57 % en un semestre ! Il a fallu attendre mon éviction pour que les affaires reprennent, à cause de la connexion endogame entre des partis politiques et de grandes entreprises. »

    Pedro José Ramírez est un homme libre. Il a salué le soutien spectaculaire des lecteurs : « Ces milliers de nouveaux actionnaires vont nous permettre de rester en contact avec la réalité. Et aucun pouvoir ne pourra nous dompter. » Bien des journalistes se reconnaîtront dans sa profession de foi : « Les cyniques ne peuvent pas être journalistes. Pour être un bon journaliste, il faut essayer d’être une bonne personne, à part entière, refuser la paresse, l’ennui, les sentiers battus. Et venir tous les jours à la rédaction en étant prêt à prendre du plaisir. »

    Avouons-le, nous avons pris beaucoup de plaisir à bâtir ce numéro. Cette indépendance, dont vous nous faites le cadeau depuis huit ans, donne des ailes. Elle nous permet de poser un regard simple sur les choses et les êtres, qu’ils soient le patron du Medef ou les ouvriers d’une Scop, comme dans ce numéro d’automne. Grâce à vous, nous pouvons envoyer des auteurs au Congo, en Crimée, en Californie aussi librement qu’à Caen. Et c’est cette indépendance surtout qui vous permet de lire XXI sans soupçonner on ne sait quels calcul occulte, dessous-de-table ou petits arrangements entre amis.
    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    Site internet
    de la Revue XXI : http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-32

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  • 31 October, 2015
    Plein Ciel

    Plein Ciel

    Plein ciel sur la Châtre de Maryse Rouillard, photographie de Michel Berger, cartographie de Alexandre Nicolas, Berger M Éditions.

    Plein ciel sur la Châtre de Maryse Rouillard

    Note de l'éditeur :

    Le Pays de La Châtre en Berry est riche de 51 communes. Un territoire vaste, rural, qui forme un véritable bassin de vie et d’emploi, autour de la ville-centre de La Châtre, sous-préfecture et pôle administratif.

    Forte de son histoire, de son patrimoine et de son art de vivre, cette région du sud-est de l’Indre allie charme et cadre de vie, tradition et modernité. George Sand, Frédéric Chopin, Fernand Maillaud, Jean de Boschère, Jacques Tati, Jean-Louis Boncœur… ont puisé leur inspiration au cœur de ce territoire construit au fil des siècles par des habitants soucieux de préserver l’environnement, de conserver l’hospitalité, sans jamais oublier de se tourner vers l’avenir.

    Accueillant festivals, manifestations d’envergure nationale, le Pays de La Châtre a à cœur de faire partager son patrimoine culturel et musical, pour le plus grand plaisir des nombreux touristes qui apprécient la paix et l’harmonie des paysages du Boischaut.

    Aussi nous sommes fiers de cet ouvrage réalisé par Michel Berger. Comportant près de 400 photos aériennes minutieusement organisées autour de notre patrimoine, il montre la volonté de l’auteur de conserver le paysage tel qu’il est, avec naturel, si bien que sans beaucoup d’imagination, on pourrait presque voir les feuilles bouger, la rue s’animer, entendre le clocher…

    Une belle et riche expédition, vue du ciel, pour découvrir ou revisiter d’une manière originale et sous une autre dimension, notre beau Pays de La Châtre. Bon voyage !

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  • 17 October, 2015
    Plein Ciel

    Plein Ciel

    Plein Ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais sous les directions de Dominique Lallier et Thierry Wirth, photographie de Michel Berger, cartographie de Alexandre Nicolas, Berger M Éditions.

    Plein Ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais
    Note de l'éditeur :

    Une nouvelle fois, Michel Berger nous invite à vivre sa passion : élever notre regard pour lire et aimer notre patrimoine naturel et historique.

    Nous sommes, avec cet ouvrage sur les « pays » Saint-Amandois, Lévis et Tronçais, conviés à partager une double nouveauté : s’intéresser aux « pays » et abolir les frontières traditionnelles entre départements (Cher et Allier), voire entre régions (Centre et Auvergne).

    Sans l’avoir spécialement voulu, il nous rappelle que nous sommes sur les « bordures » et ce rappel est historique: Ainay-le-Château n’a-t-il pas désiré être rattaché au département du Cher en 1789 et Saint-Amand ne dépendait-il pas du Bourbonnais pour nombre de ses activités administratives à la fin de l’Ancien Régime ?

    Cette vision aérienne des sites est un extraordinaire privilège de nos générations ; elle nous sensibilise non seulement à notre patrimoine aussi riche que varié, mais elle montre des évolutions, voire des choix d’aménagements sur de courts laps de temps. Il y a là matière à réflexions pour l’historien cherchant à décrire et à comprendre les mutations et les pérennités.

    Poésie des milieux naturels, façon qu’a eue l’homme de s’imposer au paysage, de s’y fondre harmonieusement, lieux peu connus ni célèbres, tout nous conduit à la découverte, à la célébration et à la défense d’un patrimoine dont ces «pays» ont hérité et qu’ils doivent remettre aux générations à venir tant il est difficile de « savoir où aller quand on ne sait pas d’où l’on vient ».

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  • 28 September, 2015
    France qui gagne

    France qui gagne

    Atlas de la France qui gagne de Didier Porte, cartographie et infographie de Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement.

    Atlas de la France qui gagne
    Note de l'éditeur :
    Quel est le plus beau pays du monde, le plus visité, celui où l'on mange le mieux ?
    Qui domine haut la main le marché du luxe, des légumes en conserve, des footballeurs et des interrupteurs ?
    Qui décroche les plus gros jackpots de l'Euro Millions ?
    Quel pays d'Europe fait le plus de bébés ?

    En 50 cartes et infographies commentées par l'excellentissime Didier Porte, voici la France telle que vous ne l'imaginez pas : au sommet de sa gloire !

    atlas incroyable 1
    atlas incroyable 2
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  • 28 September, 2015
    Atlas Positif

    Atlas Positif

    L'Atlas de la planète Positive de Isabelle Lefort, Alain Thuleau, Hélène Martinez et Charlotte Sarrola, cartographie de Alexandre Nicolas, aux Éditions Les Liens qui Libèrent.
    Atlas de la Planète positive

    Quatrième de couverture de Jacques Attali :
    Pour tous ceux qui pourraient prétendre que l’économie positive, cela n’existe pas, cet Atlas apporte une réponse cinglante et convaincante : l’économie positive, c’est-à-dire l’économie au service des prochaines générations, existe, dans tous les domaines, dans tous les pays, sous tous les statuts, depuis de longues années ; souvent sans le savoir. Des millions de gens travaillent déjà dans l’intérêt des nouvelles générations. Dans la finance, dans l’éducation, dans la santé, et dans mille autres domaines ici recensés. On en trouve dans ce livre, pour la première fois au monde, un recensement qui ne se prétend pas exhaustif et qui ne saurait évidemment l’être. Ces acteurs de l’économie positive, acteurs sociaux, innovateurs ou acteurs de l’économie traditionnelle, sont en train de transformer le monde. Et confirment que servir l’intérêt des générations suivantes est la meilleure façon de servir les siens, que la réussite, ici et maintenant, pour être durable, ne peut être qu’inspirée des principes de l’économie positive. Ils démontrent, dans tous les domaines, que la forme la plus intelligente de l’égoïsme est l’altruisme.
    Rien ne rend plus optimiste pour l’avenir du monde que la lecture de cet atlas.
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