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Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

Voici une série de cartes originales réalisée par Eric Fischer.

A la fois instructives et esthétiques, elles ont été conçues par l'utilisation des données géographiques insérées dans les métadonnées (géotags) des photos envoyées sur des sites de partages d'images.
Afin de différencier les touristes des habitants de la ville, il a observé dans les comptes de chaque utilisateur si les photos de la ville ont été prises sur une courte durée (moins d'un mois)  ou bien inversement si on pouvait retrouver des photos tout au long de l'année.

Ainsi, les photos des touristes sont marquées d'un point rouge, les photos des habitants de la ville d'un point bleu. Les points jaunes sont ceux dont il était impossible de déterminer l'origine.

 

La cartographie d'Eric Fischer à la loupe

La cartographie d'Eric Fischer à la loupe

 

Les lieux touristes des villes s'offrent ainsi rapidement au premier regard. Le centre et l'ouest de Paris sont beaucoup plus visités que l'est de la capitale. Le château de Versailles (à l'ouest de la ville) est également beaucoup photographié par les touristes que le parc de Sceaux au sud de la ville.

Certaines villes, comme Istanbul, sont majoritairement photographiées par les touristes.

Enfin un peu comme les "City map cuts" de Karen O'Leary, je trouve l'objet cartographique magnifique lorsque que l'on voit la carte en entier. Une belle réussite mélangeant informations géographiques et esthétisme. Bien que, personnellement  je reste toutefois un peu sceptique sur la valeur intrinsèque de la donnée (géotags).


Voici quelques cartes de l'artiste présentées en fonction du nombre de photographies réalisées par les locaux :

Carte : Londres

Carte : Londres

 

Carte : New York

Carte : New York

Carte : San Francisco

Carte : San Francisco

Carte : Paris

Carte : Paris

Carte : Tokyo

Carte : Tokyo

Carte : Chicago

Carte : Chicago

Carte : Seattle

Carte : Seattle

Carte : Sydney

Carte : Sydney

Carte : Hong Kong

Carte : Hong Kong

Carte : Barcelone

Carte : Barcelone

Carte : Helsinki

Carte : Helsinki

Carte : Lisbonne

Carte : Lisbonne

Carte : Istanbul

Carte : Istanbul

Carte : Lyon

Carte : Lyon



Source : le compte Flick d'Eric Fischer sur lequel il y a beaucoup d'autres villes


www.le-cartographe.net
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Derniers Ouvrages

  • 6 July, 2015
    Protocole de Brazzaville

    Protocole de Brazzaville

    Le Protocole de Brazzaville. Une victoire congolaise méconnue de Pierre Oba, cartographie d'Alexandre NicolasauxÉditions Karthala.
    Le Protocole de Brazzaville. Une victoire congolaise méconnue
    Note de l'éditeur :
    Le Congo n’a pas l’habitude de revendiquer haut et fort ses succès. Pourtant, depuis son accession à l’indépendance en août 1960, le pays a remporté plusieurs victoires diplomatiques – et non des moindres. Plus d’une fois en effet, Brazzaville a eu recours à son savoir-faire diplomatique pour assurer la médiation dans des conflits en Afrique, notamment en Afrique australe. Le Congo a ainsi joué un rôle de première importance dans la stabilisation de cette région, en participant activement dans la seconde moitié des années 1980 au processus de négociations, connu sous le nom de « linkage », qui a débouché sur la conclusion du Protocole de Brazzaville.
    Grâce à ce Protocole, les armes se sont tues en Angola, les troupes cubaines et sud-africaines ont quitté le sol angolais, l’apartheid a été enterré en Afrique du Sud, la Namibie est devenue indépendante... Pierre Oba a été l’une des pièces maîtresses de ce processus initié par les États-Unis et qui a nécessité l’implication de plusieurs pays. Il s’est honorablement acquitté de la mission que le président Sassou N’Guesso lui avait confiée. Il s’est trouvé au cœur du dispositif, pour ce qui est du « volet congolais » des pourparlers, jusqu’à la signature du Protocole de Brazzaville, en décembre 1988.

    Pour la rédaction de cet ouvrage destiné avant tout aux jeunes générations, Pierre Oba a dû convoquer ses souvenirs. Il a également puisé dans la riche histoire du continent africain pour remonter aussi loin que possible aux origines de toutes les crises qui s’entremêlaient en Afrique australe. Ce haut responsable congolais raconte, en toute modestie et le plus fidèlement possible, ce qu’il a vu, entendu, observé et noté, en prenant part aux longues et laborieuses négociations notamment dans leur phase secrète, qui ont eu le mérite de changer la face de l’Afrique. Il a tenté, autant que faire se peut, de restituer le rôle joué par chaque acteur majeur de l’époque dans ce processus historique.

    Né en 1953, Pierre Oba est un proche collaborateur du président Sassou N’Guesso. Il a occupé diverses fonctions avant d’être nommé ministre des Mines et de la Géologie en janvier 2005. Il est également général de division de la police, un des plus gradé de la police congolaise.

    À lire :
    Pierre Oba livre les confidences du Protocole de Brazzaville - 18 juin 2015 (Adiac-congo.com)
    Le Protocole de Brazzaville à 25 ans - 12 février 2014 (Afrik.com)
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  • 5 July, 2015
    XXI - N°31

    XXI - N°31

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. Nouvelle maquette pour l'été !
    Illustration : couverture du n°31 (Éte 2015) de la revue XXI
    Illustration : couverture du n°31 (Éte 2015) de la revue XXI
    Éditorial :
    Avec l’été, XXI se met au diapason du soleil en arborant un habit neuf et une nouvelle couverture. Cela faisait quelques mois que nous avions envie de changement. Les trois bandes de couleurs vives, l’encombrement des mentions typographiques et l’annonce du reportage en BD, autant d’éléments qui figuraient chaque trimestre en couverture. Ils avaient marqué notre différence lors du lancement du n° 1 de XXI, mais ils étaient devenus progressivement des contraintes, avec un effet de répétition.

    En cherchant un principe de couverture pour le hors-série « Les Maisons de l’islam », nous avons été heureusement surpris par l’impact et la liberté que pouvait apporter la suppression de notre couverture en forme de drapeau. Désormais une seule image occupe l’essentiel de la Une, avec plusieurs plans ou une composition différente, riche en détails. En quatrième de couverture, le sommaire est détaillé et explicite.

    Presque à chaque numéro, nous faisons évoluer votre revue. Certaines rubriques apparaissent, d’autres ont été testées avant d’être abandonnées. Nous avons développé les cartes, l’iconographie a été enrichie, nous avons ajouté des pages « Pour aller plus loin » après le portfolio et largement modifié la première partie de la revue… Le courrier des lecteurs, rubrique objet de fascination/répulsion pendant les premières années, avec vos déclarations d’amour à répétition, a été réduit : il y a bien d’autres manières de dialoguer avec vous désormais.

    À chaque changement, rares sont les lecteurs qui voient la différence. Et pourtant, il suffit de reprendre un numéro ancien pour prendre la mesure de cette métamorphose permanente, par petites touches. Un journal est un corps vivant. Il doit évoluer. Mais c’est aussi un corps fragile : chaque lecteur doit pouvoir trouver ses marques facilement et se repérer d’un numéro à l’autre.

    Nos échanges sur la couverture ont ravivé de beaux souvenirs, quand XXI n’était encore qu’un projet, échafaudé à deux. Il manquait une forme à notre idée, encore sans auteurs et sans existence. Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef de 6Mois et alors journaliste au Monde, nous avait parlé de « deux directeurs artistiques pleins de talent mais qui s’ennuyaient un peu au journal ».

    Quintin Leeds et Sara Deux nous ont donné rendez-vous dans un bistrot du 13e arrondissement de Paris, qui servait des salades abondantes dans des bols de cantine en inox. À vrai dire, la gastronomie n’était pas au programme. L’essentiel était dans leurs yeux. Ils nous ont compris à demi-mot. Ils ont su lire dans nos rêves. Il n’a pas fallu plus de deux essais à Sara et Quintin pour que XXI existe, comme un objet que l’on voit et que l’on touche, avec leur patte et leur talent.

    Les choix initiaux sont restés, et d’abord la décision de confier à des illustrateurs l’accompagnement visuel des récits. À une école de jeunes journalistes correspond ainsi une école de jeunes illustrateurs, toujours différents. Et la couverture « à l’italienne », horizontale et non verticale, est la signature atypique de ce journal pas comme les autres.

    À chaque bouclage, les « Oh ! », les « Ah ! » d’enthousiasme, parfois les déceptions – ça arrive, évidemment – accompagnent la découverte des illustrations, sur l’écran et sur les murs du bureau de la direction artistique. Un bureau hall de gare ou auberge italienne. Chacun entre et sort en coup de vent, donne son avis (de préférence bruyamment), pointe du doigt un écran et rit (assez fort). L’assemblage de ce Meccano de précision est géré par un artiste, dessinateur aux talents multiples, qui a bien choisi son pseudonyme : Placid. Jamais il n’a connu un raté.

    À XXI, il n’y a pas d’un côté le monde de l’image et de l’autre celui des mots. Depuis déjà quelque temps, la direction artistique donne droit à une carte de presse. Choisir des images, diriger des illustrateurs, associer les typographies relève du journalisme. C’est un jeu de l’esprit et du regard, qui réclame une intelligence émotionnelle peu commune.

    Quintin Leeds et Sara Deux ont quitté l’un après l’autre Le Monde. Ils ont pris des chemins différents, qui le Web et les nouvelles formules de journaux, qui l’enseignement et la sculpture, l’un et l’autre beaucoup l’édition. Un port d’attache les réunit chaque trimestre : ce journal que vous tenez entre vos mains. Il est une fois de plus leur oeuvre commune, avec sa jolie robe d’été. Bonne lecture et bonnes vacances à tous !

    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

    xxi 31 carte.jpg

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  • 18 June, 2015
    Les Allemands

    Les Allemands

    Les Allemands, décomplexés ! de Sébastien Vannier, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Les Allemands, décomplexés ! de Sébastien Vannier
    Note de l'éditeur :
    Surprenants, visionnaires, gagneurs, les Allemands d’aujourd’hui se tournent résolument vers l’avenir. La réussite économique du pays et le dynamisme retrouvé de sa capitale, Berlin, fascinent et dépoussièrent radicalement l’image du pays. La population allemande se diversifie, le rythme des grandes métropoles s’accélère et la jeunesse doit y faire preuve de créativité pour trouver sa place dans une société en perpétuelle reconstruction. europe, intégration, culture, démographie, énergie : forts de cette vitalité retrouvée, les Allemands abordent sans complexe les nombreux défis qui définiront le futur de leur société et de l’ensemble du continent.
    Sébastien Vannier est le correspondant en Allemagne du quotidien Ouest-France depuis 2009 et préside la rédaction allemande du magazine européen en ligne cafebabel.com. Il est également responsable de la communication au Centre marc Bloch, centre de recherche franco-allemand en sciences sociales.

    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 17 June, 2015
    La Compagnie

    La Compagnie

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012) de Raymond Lehideux-Vernimmen, cartographie de Alexandre Nicolas aux Éditions Textuel.

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012)
    Note de l'éditeur :
    Au milieu du XIXe siècle, un adolescent de seize ans s'embarque comme matelot. Il est autodidacte et fasciné par les récit d'explorateurs. Il fonde un "Compagnie"... dont il est le seul employé. 160 plus tard, ses successeurs la développent toujours, avec succès.
    CFAO a traversé toutes les vicissitudes de l'Histoire : luttes tribales, épidémies meurtrières, Grande dépression, conflits mondiaux, indépendances africaines, dévaluation du Franc CFA, coups d'État à répétition, gueurres civiles, crises économique.
    Si vous aimez l'Afrique qui gagne et les aventures hors du commun, vous allez vous passionner pour ces entrepreneurs, dont les plus contemporains ne sont pas les moins audacieux.

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012)

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  • 22 May, 2015
    Les Anglais

    Les Anglais

    Les Anglais, dans le doute ! de Éric Albert, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.

    anglais couv


    Note de l'éditeur :
    L’Angleterre traverse une crise identitaire. Ou disons plutôt un léger vague à l’âme. Une vraie crise menant à une révolution ne relèverait vraiment pas du tempérament anglais. Mais tout de même, la nation qui domine le Royaume-Uni ne sait plus très bien qui elle est. À l’intérieur du pays, les Écossais sont tentés de couper les ponts. À l’étranger, l’Union européenne les ulcère. Londres est devenue une ville-monde, désormais si peu anglaise. Le nord du pays est délaissé par des élites concentrées au sud. Les classes sociales, autrefois si bien séparées, sont remises en question. L’ancien empire qui dominait le monde n’est plus qu’une puissance moyenne.
    Et pourtant, l’influence anglaise demeure immense à travers le monde. Ses médias, sa musique, son humour restent des références. Le pragmatisme et la bienséance quotidienne font de l’Angleterre l’une des nations qui sait le mieux s’adapter au monde moderne, conjuguant famille royale et modernité sans apparente contradiction.
    Éric Albert
    est installé à Londres depuis 2003. Il est journaliste pour Le Monde et Radio France.


    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 19 May, 2015
    La menace Poutine

    La menace Poutine

    Article de Matthieu Chillaud, publié sur le site Atlantico le 17 mai 2015, cartographie d'Alexandre Nicolas.

    La menace Poutine : les trois États baltes demandent la présence permanente de l’OTAN...
    Mindaugas Neimontas, le porte-parole du ministre de la défense lituanien a défendu récemment sa demande d’obtention de troupes permanentes de l’OTAN en avançant qu’il en allait de la sécurité de son pays.
    Les pays baltes et la menace Poutine

    Atlantico : Cette demande de déploiement vis-à-vis de l’OTAN est ancienne, pour quelle(s) raison(s) est-elle renouvelée à ce moment précis ?
    Matthieu Chillaud : Cette demande est effectivement très ancienne et il est vrai que ce qui s’est passé en Ukraine a conféré à celle-ci une légitimité manifeste. Je pense qu’il y a deux dimensions à cette problématique. La première est stratégique : un rapide coup d’œil sur la carte ci-dessus démontre que si les Russes voulaient attaquer avec des armes classiques les trois pays baltes, ils n’auraient aucun problème et cela même si des troupes permanentes de l’Otan étaient installées sur le territoire. Les pays baltes ne disposent d’aucune profondeur stratégique et seraient aussi facilement que rapidement occupés.
     
    La deuxième est psychologique : chacun des trois pays baltes a le sentiment que la présence de soldats de l’Otan sur leur territoire, aussi infime soit-il, aurait un effet multiplicateur de puissance tandis que pour les Russes, voir des soldats de l’Alliance atlantique dans les trois pays aurait probablement un effet psychologique bien plus important que combattre des soldats estoniens, lettons ou lituaniens. Je vous rappelle que l’expert américain Zbiegniew Brzezinski en début d’année plaida devant le Congrès US pour que les Américains pré-positionnent dans les pays baltes des troupes, peu nombreuses pour qu’elles ne provoquent pas la Russie, mais de façon suffisamment ostentatoires pour bien montrer à celle-ci la détermination de l’OTAN. Nous sommes dans la même logique. Souvenez-vous, en outre, des conclusions du Sommet de l’Otan au Pays de Galles : le flanc Est de l’Alliance atlantique, notamment dans la région de la Baltique, allait être renforcé par une force opérationnelle de 5000 hommes capable de se projeter dans les régions périphériques. Si cette force n’est certes pas stationnée de façon permanente dans les pays baltes, il n’en reste pas moins que l’on est à un cheveu d’accéder de facto aux revendications de ces derniers.
     
    Les exercices militaires se sont multipliés ces derniers mois. L’OTAN organise actuellement en Estonie des exercices "Siil 2015" en Estonie, tandis que la Russie a organisé des manœuvres militaires dans la mer Baltique et plus récemment à la frontière estonienne avec 2000 hommes. La peur s’est-elle installée chez les populations Baltes ?  
    S’il n’y avait que ça. Il faut se souvenir des déclarations du Ministre britannique de la Défense Michael Fallon en février 2015 qui estimait que les trois pays baltes seraient possiblement les prochaines cibles de la Russie après que celle-ci eut annexé la Crimée. D’après lui, la menace posée par Vladimir Poutine à l'Europe était équivalente à celle de l'État islamique (sic). Toute une série d’événements n’ont pas manqué, non plus, d’attirer l’attention des commentateurs : l’enlèvement du policier estonien par les services secrets russes le 5 septembre 2014 à la frontière russo-estonienne – deux jours après la visite du Président Obama à Tallinn –, la décision de la Lituanie de publier un petit manuel de survie en cas d’attaque et de rétablir la conscription après qu’il eut été supprimé en 2008, l’organisation d’exercices militaires très importants de l’OTAN dans les trois pays (ainsi qu’en Pologne), etc.
     
    Je reste, cependant, circonspect sur l’effet que cela a parmi les populations baltes. J’habite en Estonie depuis dix ans et je ne perçois pas de changements fondamentaux parmi les Estoniens. Je pense que cela est mutatis mutandis comparable à ce que l’on pourrait observer en Lettonie et en Lituanie. Il y a certes une inquiétude latente mais certainement pas de peur.

    Les pays baltes ont pris leur indépendance depuis plus de 25 ans, pourquoi les tensions restent-elles aussi fortes entre les Etats Baltes et la Russie ?
    Il existe toute une série de raisons imbriquées les unes dans les autres. Certaines sont très émotionnelles, d’autres sont plus pragmatiques. Par exemple, je soutiens depuis longtemps la thèse qu’il existe dans les trois pays baltes, depuis le rétablissement de leur indépendance, un réflexe machinal de méfiance vis-à-vis de la Russie et un automatisme de confiance vis-à-vis des ennemis de la Russie. En raison de ce syndrome de l’enfant battu – ils ont tout de même été annexés par l’Union soviétique en 1945 pour ne retrouver leur indépendance qu’au tout début des années 1990 –, associé l’adage voulant que "l’ennemi de mon ennemi, soit mon ami", certains voient en Estonie, en Lettonie et en Lituanie ce qui s’est récemment passé en Ukraine – comme ce qui s’était en Géorgie avant, voire en Tchétchénie – comme une illustration de l’impérialisme russe à l’œuvre contre une volonté d’émancipation nationale, dont celle-ci est alors la victime comme leur pays de 1945 le fut de leur variante soviétique. On soutient tous aimuths tous les pays hostiles à la Russie ce qui ne peut qu’irriter cette dernière. Pour la Russie, il y a une crainte viscérale que les pays baltes contribuent à ce sentiment d’encerclement de puissances hostiles, en premier lieu l’Otan, perception qu’elle a depuis une vingtaine d’années. Ce sentiment s’exacerbe depuis que les pays baltes ont rejoint l’Otan. Cela risque de s’empirer si les pays baltes accueillent des bases permanentes.

    Comment la Russie de Poutine s’y prend-elle pour déstabiliser les pays baltes ? Les déstabilisations russes visent-elles les pays baltes ou plutôt l’OTAN ? Pourquoi ?
    Si l’on s’accorde à estimer qu’une attaque armée classique des forces russes au travers des frontières baltes – voire finlandaise – est très peu probable, la crainte partagée par les responsables baltes est bien celle d’actions subversives menaçant leur stabilité interne et leur intégrité territoriale. On parle beaucoup d’hybridité de la menace pour parler de ce que pourrait être le casus belli. Combiner des moyens militaires classiques à des cyberattaques et à de la propagande afin de rendre "indolore" une attaque armée a été le moyen utilisé en Ukraine.
     
    On craint que les Russes utilisent la même technique dans les pays baltes.
    Les déstabilisations russes, en tout cas, ne visent pas seulement les pays baltes mais il est bien plus facile de s’attaquer à ces derniers plutôt qu’aux autres pays membres de l’Alliance. Je vous rappelle que chacun des trois pays, certes à des degrés divers, accueillent d’importantes minorités russophones. Les utiliser comme relais est tentant. Pour autant, il ne faut pas s’imaginer que ces populations russophones constituent un bloc homogène aux ordres de Moscou.  
    En quoi le fait que les pays baltes soient membres de l’OTAN et de l’Union européenne change tout par rapport à la situation en Ukraine ? Est-ce suffisant pour dissuader la Russie de réaliser un coup de force dans les pays baltes ?
    On peut certes jouer aux Cassandres mais j’ai beaucoup de mal à imaginer que la Russie, les pays baltes et l’Otan ne se considèrent pas comme des entités rationnelles lesquelles défendent avec raison leurs intérêts de sécurité.
     
    Les trois pays baltes sont membres de jure et de l’Otan et de l’UE. Cette qualité leur garantit une solidarité politico-stratégique. S’attaquer à un pays baltes impliquerait un casus fœderis, l’OTAN se devrait de porter assistance au(x) pays attaqué(s). Pour Moscou, le jeu n’en vaut a priori pas la chandelle. Par contre, tester la solidarité de l’Alliance est tentant pour une Russie inquiète, voire alarmée, à l’idée que l’OTAN après avoir intégré en son sein ses anciennes provinces baltiques, accueille l’Ukraine. Avancer ses pions sans jamais franchir la ligne rouge, geste qui serait suicidaire, est précisément ce que recherche Moscou. Quant à l’UE, c’est une entité politico-économique qui n’est pas une alliance militaire. Au risque d’utiliser une litote sibylline, je ne vois pas l’UE ne rien faire si les pays baltes étaient attaqués.

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  • 8 April, 2015
    L'Atlas global

    L'Atlas global

    L'Atlas global, sous la direction de Christian Grataloup et Gilles Fumey, conception et réalisation de la cartographie Alexandre Nicolas aux Éditions Les Arènes. Direction artistique de Quintin Leeds.

     

    L'Atlas global

     

    Note de l'éditeur :

    50 cartes inédites pour comprendre "la désoccidentalisation du monde".

    L'Atlas global est un essai en images, conçu par une équipe de vingt-six historiens et géographes de renom. En soixante cartes et infographies inédites, ils nous racontent comment l’Occident s’est vu (parfois à tort) au centre du monde et pourquoi, au tournant du xxie siècle, les cartes du pouvoir ont été rebattues. Un autre monde émerge sous nos yeux, largement  désoccidentalisé. La beauté, le bonheur, les prisons, le sport, les déchets, les virus, les habitudes alimentaires, la vieillesse, le climat… On peut tout cartographier.

    Cet atlas est réalisé sous la direction de Patrick Boucheron, professeur à la Sorbonne et directeur éditorial au Seuil, Gilles Fumey, professeur à la Sorbonne et chercheur au CNRS et Christian Grataloup, professeur à Sciences-Po Paris.

     

    atl glob carte1

     

    atl glob carte2

     

    Quelques critiques de l'ouvrage :

    Une nouvelle cartographie pour un monde global : Les Échos

    Pour aller plus loin :

    Nos Assiettes ne sont pas si mondialisées de Gilles Fumey

    « nous » global de Christian Grataloup

    L'atlas global à l'école du citoyen du monde de Christian Grataloup

     

     

    RFI - Autour de la question - Peut-on faire le portrait du monde ? (avec G. Fumey et C. Grataloup, le 6 janv. 2015)

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  • 11 May, 2015
    Les Israéliens

    Les Israéliens

    Les Israéliens, hypercréatifs ! de Jacques Bendelac et Mati Ben Avraham, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.

    Les Israéliens, hypercréatifs ! de Jacques Bendelac et Mati Ben Avraham

    Note de l'éditeur :
    Si le conflit israélo-palestinien est largement couvert par les médias, la société israélienne reste assez méconnue du public francophone. Ce livre invite à découvrir un peuple pluriel et complexe, un État où s’amalgament des rescapés de la Shoah, des immigrants originaires d’horizons très différents, des juifs de stricte observance, des juifs libéraux, des juifs laïcs, des juifs athées voire agnostiques, des chrétiens aux multiples facettes, des musulmans sunnites – des citoyens qui rejettent l’autorité de l’État, et d’autres qui s’en accommodent tant que leurs intérêts sont préservés.
    Dans ce pays laïc, mais empreint de religiosité, dans cet État démocratique, mais tenté par l’autoritarisme, les Israéliens se dotent d’une culture originale et développent une créativité à toute épreuve, tout en revendiquant le droit à la normalité dans un environnement hostile. Ce livre est un voyage au sein d’un peuple-mosaïque dans un État moderne. Un portrait réaliste et attachant des Israéliens aujourd’hui.
    Jacques Bendelac
    est économiste et chercheur en sciences sociales à Jérusalem. Il est notamment l’auteur de Israël-Palestine : demain, deux États partenaires ? aux Éditions Armand Colin, et Les Arabes d’Israël, entre intégration et rupture aux Éditions Autrement.
    Mati Ben-Avraham est journaliste indépendant à Jérusalem. Il a été le rédacteur en chef du service des informations en langue française de la radio israélienne et réalisateur sur la 1re chaîne de télévision israélienne.


    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

     

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  • 10 May, 2015
    Les Arméniens

    Les Arméniens

    Les Arméniens, 100 ans après de Séda Mavian, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    les Armeniens, 100 après de Séda MavianNote de l'éditeur :
    Quand on évoque les Arméniens, on pense Aznavour, chrétiens d’Orient, montagnes et mont Ararat, églises et monastères, génocide, contentieux avec la Turquie, problèmes avec l’Azerbaïdjan, et conflit du Karabagh. Mais l’on se rend vite compte des limites de nos connaissances. De ce peuple que nous croyons connaître, nous n’avons en réalité qu’une perception réduite et embrouillée.
    Écrit par une spécialiste de l’Arménie, tant de sa mémoire que de son actualité, ce livre a l’intérêt d’exposer avec clarté et originalité la situation présente du peuple arménien, d’en révéler franchement les diverses facettes, les débats qui l’animent, les combats qu’il mène, et les nombreux défis, souvent graves, auxquels il a à faire face.
    Faisant écho à la commémoration du centenaire du Génocide de 1915, ce livre est indispensable à ceux que son destin ne laisse pas indifférent.
    Sèda Mavian est journaliste, correspondante à Yèrèvan en Arménie des Nouvelles d’Arménie Magazine (Nam), le principal mensuel arménien de France. Historienne de formation, elle a collaboré à L’Histoire du peuple arménien sous la direction de Gérard Dédéyan (Éd. Privat, 2006) et est l’auteur d’un essai intitulé « Ma mémoire du Génocide », paru dans La Règle du Jeu (n° 49, mai 2012, Paris).


    Collection "Lignes de vie d’un peuple"
    : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • 22 April, 2015
    Les Inuits

    Les Inuits

    Les Inuits, résistans ! de Anne Pélouas, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.

    Les Inuits, résistans ! de Anne Pélouas

    Note de l'éditeur :

    Peuple de l’Arctique à l’histoire millénaire, les Inuits ont traversé le XXe siècle en passant du nomadisme à la sédentarité. Doués d’une faculté d’adaptation exceptionnelle, ils traversent aujourd’hui les temps troubles générés par le réchauffement climatique, lequel affecte davantage les pôles que le reste de la planète. Dans toutes les sphères de leur vie au quotidien, autant politique qu’économique, culturelle ou sociale, on sent chez eux une formidable aptitude à la résilience, sans reniement des valeurs fondamentales de leur culture ancestrale.
    Exemple avec les Inuits du Nord du Canada.

    Anne Pélouas est journaliste indépendante, correspondante du journal Le Monde au Canada, où elle est installée depuis 1988. Elle y a réalisé de nombreux reportages et portraits, tant pour des magazines français que québécois, dans des domaines variés : politique, économie, environnement, nature, tourisme, gastronomie… Mais sa passion première va au Grand Nord canadien et à ceux qui l’habitent.

     

    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     


    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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Les derniers ouvrages publiés

  • Protocole de Brazzaville

    Protocole de Brazzaville

    Le Protocole de Brazzaville. Une victoire congolaise méconnue de Pierre Oba, cartographie d'Alexandre NicolasauxÉditions Karthala.
    Le Protocole de Brazzaville. Une victoire congolaise méconnue
    Note de l'éditeur :
    Le Congo n’a pas l’habitude de revendiquer haut et fort ses succès. Pourtant, depuis son accession à l’indépendance en août 1960, le pays a remporté plusieurs victoires diplomatiques – et non des moindres. Plus d’une fois en effet, Brazzaville a eu recours à son savoir-faire diplomatique pour assurer la médiation dans des conflits en Afrique, notamment en Afrique australe. Le Congo a ainsi joué un rôle de première importance dans la stabilisation de cette région, en participant activement dans la seconde moitié des années 1980 au processus de négociations, connu sous le nom de « linkage », qui a débouché sur la conclusion du Protocole de Brazzaville.
    Grâce à ce Protocole, les armes se sont tues en Angola, les troupes cubaines et sud-africaines ont quitté le sol angolais, l’apartheid a été enterré en Afrique du Sud, la Namibie est devenue indépendante... Pierre Oba a été l’une des pièces maîtresses de ce processus initié par les États-Unis et qui a nécessité l’implication de plusieurs pays. Il s’est honorablement acquitté de la mission que le président Sassou N’Guesso lui avait confiée. Il s’est trouvé au cœur du dispositif, pour ce qui est du « volet congolais » des pourparlers, jusqu’à la signature du Protocole de Brazzaville, en décembre 1988.

    Pour la rédaction de cet ouvrage destiné avant tout aux jeunes générations, Pierre Oba a dû convoquer ses souvenirs. Il a également puisé dans la riche histoire du continent africain pour remonter aussi loin que possible aux origines de toutes les crises qui s’entremêlaient en Afrique australe. Ce haut responsable congolais raconte, en toute modestie et le plus fidèlement possible, ce qu’il a vu, entendu, observé et noté, en prenant part aux longues et laborieuses négociations notamment dans leur phase secrète, qui ont eu le mérite de changer la face de l’Afrique. Il a tenté, autant que faire se peut, de restituer le rôle joué par chaque acteur majeur de l’époque dans ce processus historique.

    Né en 1953, Pierre Oba est un proche collaborateur du président Sassou N’Guesso. Il a occupé diverses fonctions avant d’être nommé ministre des Mines et de la Géologie en janvier 2005. Il est également général de division de la police, un des plus gradé de la police congolaise.

    À lire :
    Pierre Oba livre les confidences du Protocole de Brazzaville - 18 juin 2015 (Adiac-congo.com)
    Le Protocole de Brazzaville à 25 ans - 12 février 2014 (Afrik.com)
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  • XXI - N°31

    XXI - N°31

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. Nouvelle maquette pour l'été !
    Illustration : couverture du n°31 (Éte 2015) de la revue XXI
    Illustration : couverture du n°31 (Éte 2015) de la revue XXI
    Éditorial :
    Avec l’été, XXI se met au diapason du soleil en arborant un habit neuf et une nouvelle couverture. Cela faisait quelques mois que nous avions envie de changement. Les trois bandes de couleurs vives, l’encombrement des mentions typographiques et l’annonce du reportage en BD, autant d’éléments qui figuraient chaque trimestre en couverture. Ils avaient marqué notre différence lors du lancement du n° 1 de XXI, mais ils étaient devenus progressivement des contraintes, avec un effet de répétition.

    En cherchant un principe de couverture pour le hors-série « Les Maisons de l’islam », nous avons été heureusement surpris par l’impact et la liberté que pouvait apporter la suppression de notre couverture en forme de drapeau. Désormais une seule image occupe l’essentiel de la Une, avec plusieurs plans ou une composition différente, riche en détails. En quatrième de couverture, le sommaire est détaillé et explicite.

    Presque à chaque numéro, nous faisons évoluer votre revue. Certaines rubriques apparaissent, d’autres ont été testées avant d’être abandonnées. Nous avons développé les cartes, l’iconographie a été enrichie, nous avons ajouté des pages « Pour aller plus loin » après le portfolio et largement modifié la première partie de la revue… Le courrier des lecteurs, rubrique objet de fascination/répulsion pendant les premières années, avec vos déclarations d’amour à répétition, a été réduit : il y a bien d’autres manières de dialoguer avec vous désormais.

    À chaque changement, rares sont les lecteurs qui voient la différence. Et pourtant, il suffit de reprendre un numéro ancien pour prendre la mesure de cette métamorphose permanente, par petites touches. Un journal est un corps vivant. Il doit évoluer. Mais c’est aussi un corps fragile : chaque lecteur doit pouvoir trouver ses marques facilement et se repérer d’un numéro à l’autre.

    Nos échanges sur la couverture ont ravivé de beaux souvenirs, quand XXI n’était encore qu’un projet, échafaudé à deux. Il manquait une forme à notre idée, encore sans auteurs et sans existence. Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef de 6Mois et alors journaliste au Monde, nous avait parlé de « deux directeurs artistiques pleins de talent mais qui s’ennuyaient un peu au journal ».

    Quintin Leeds et Sara Deux nous ont donné rendez-vous dans un bistrot du 13e arrondissement de Paris, qui servait des salades abondantes dans des bols de cantine en inox. À vrai dire, la gastronomie n’était pas au programme. L’essentiel était dans leurs yeux. Ils nous ont compris à demi-mot. Ils ont su lire dans nos rêves. Il n’a pas fallu plus de deux essais à Sara et Quintin pour que XXI existe, comme un objet que l’on voit et que l’on touche, avec leur patte et leur talent.

    Les choix initiaux sont restés, et d’abord la décision de confier à des illustrateurs l’accompagnement visuel des récits. À une école de jeunes journalistes correspond ainsi une école de jeunes illustrateurs, toujours différents. Et la couverture « à l’italienne », horizontale et non verticale, est la signature atypique de ce journal pas comme les autres.

    À chaque bouclage, les « Oh ! », les « Ah ! » d’enthousiasme, parfois les déceptions – ça arrive, évidemment – accompagnent la découverte des illustrations, sur l’écran et sur les murs du bureau de la direction artistique. Un bureau hall de gare ou auberge italienne. Chacun entre et sort en coup de vent, donne son avis (de préférence bruyamment), pointe du doigt un écran et rit (assez fort). L’assemblage de ce Meccano de précision est géré par un artiste, dessinateur aux talents multiples, qui a bien choisi son pseudonyme : Placid. Jamais il n’a connu un raté.

    À XXI, il n’y a pas d’un côté le monde de l’image et de l’autre celui des mots. Depuis déjà quelque temps, la direction artistique donne droit à une carte de presse. Choisir des images, diriger des illustrateurs, associer les typographies relève du journalisme. C’est un jeu de l’esprit et du regard, qui réclame une intelligence émotionnelle peu commune.

    Quintin Leeds et Sara Deux ont quitté l’un après l’autre Le Monde. Ils ont pris des chemins différents, qui le Web et les nouvelles formules de journaux, qui l’enseignement et la sculpture, l’un et l’autre beaucoup l’édition. Un port d’attache les réunit chaque trimestre : ce journal que vous tenez entre vos mains. Il est une fois de plus leur oeuvre commune, avec sa jolie robe d’été. Bonne lecture et bonnes vacances à tous !

    Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

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  • Les Allemands

    Les Allemands

    Les Allemands, décomplexés ! de Sébastien Vannier, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.
    Les Allemands, décomplexés ! de Sébastien Vannier
    Note de l'éditeur :
    Surprenants, visionnaires, gagneurs, les Allemands d’aujourd’hui se tournent résolument vers l’avenir. La réussite économique du pays et le dynamisme retrouvé de sa capitale, Berlin, fascinent et dépoussièrent radicalement l’image du pays. La population allemande se diversifie, le rythme des grandes métropoles s’accélère et la jeunesse doit y faire preuve de créativité pour trouver sa place dans une société en perpétuelle reconstruction. europe, intégration, culture, démographie, énergie : forts de cette vitalité retrouvée, les Allemands abordent sans complexe les nombreux défis qui définiront le futur de leur société et de l’ensemble du continent.
    Sébastien Vannier est le correspondant en Allemagne du quotidien Ouest-France depuis 2009 et préside la rédaction allemande du magazine européen en ligne cafebabel.com. Il est également responsable de la communication au Centre marc Bloch, centre de recherche franco-allemand en sciences sociales.

    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • La Compagnie

    La Compagnie

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012) de Raymond Lehideux-Vernimmen, cartographie de Alexandre Nicolas aux Éditions Textuel.

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012)
    Note de l'éditeur :
    Au milieu du XIXe siècle, un adolescent de seize ans s'embarque comme matelot. Il est autodidacte et fasciné par les récit d'explorateurs. Il fonde un "Compagnie"... dont il est le seul employé. 160 plus tard, ses successeurs la développent toujours, avec succès.
    CFAO a traversé toutes les vicissitudes de l'Histoire : luttes tribales, épidémies meurtrières, Grande dépression, conflits mondiaux, indépendances africaines, dévaluation du Franc CFA, coups d'État à répétition, gueurres civiles, crises économique.
    Si vous aimez l'Afrique qui gagne et les aventures hors du commun, vous allez vous passionner pour ces entrepreneurs, dont les plus contemporains ne sont pas les moins audacieux.

    La Compagnie, 160 ans d'histoire de la CFAO (1852-2012)

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  • Les Anglais

    Les Anglais

    Les Anglais, dans le doute ! de Éric Albert, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.

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    Note de l'éditeur :
    L’Angleterre traverse une crise identitaire. Ou disons plutôt un léger vague à l’âme. Une vraie crise menant à une révolution ne relèverait vraiment pas du tempérament anglais. Mais tout de même, la nation qui domine le Royaume-Uni ne sait plus très bien qui elle est. À l’intérieur du pays, les Écossais sont tentés de couper les ponts. À l’étranger, l’Union européenne les ulcère. Londres est devenue une ville-monde, désormais si peu anglaise. Le nord du pays est délaissé par des élites concentrées au sud. Les classes sociales, autrefois si bien séparées, sont remises en question. L’ancien empire qui dominait le monde n’est plus qu’une puissance moyenne.
    Et pourtant, l’influence anglaise demeure immense à travers le monde. Ses médias, sa musique, son humour restent des références. Le pragmatisme et la bienséance quotidienne font de l’Angleterre l’une des nations qui sait le mieux s’adapter au monde moderne, conjuguant famille royale et modernité sans apparente contradiction.
    Éric Albert
    est installé à Londres depuis 2003. Il est journaliste pour Le Monde et Radio France.


    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

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    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

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  • La menace Poutine

    La menace Poutine

    Article de Matthieu Chillaud, publié sur le site Atlantico le 17 mai 2015, cartographie d'Alexandre Nicolas.

    La menace Poutine : les trois États baltes demandent la présence permanente de l’OTAN...
    Mindaugas Neimontas, le porte-parole du ministre de la défense lituanien a défendu récemment sa demande d’obtention de troupes permanentes de l’OTAN en avançant qu’il en allait de la sécurité de son pays.
    Les pays baltes et la menace Poutine

    Atlantico : Cette demande de déploiement vis-à-vis de l’OTAN est ancienne, pour quelle(s) raison(s) est-elle renouvelée à ce moment précis ?
    Matthieu Chillaud : Cette demande est effectivement très ancienne et il est vrai que ce qui s’est passé en Ukraine a conféré à celle-ci une légitimité manifeste. Je pense qu’il y a deux dimensions à cette problématique. La première est stratégique : un rapide coup d’œil sur la carte ci-dessus démontre que si les Russes voulaient attaquer avec des armes classiques les trois pays baltes, ils n’auraient aucun problème et cela même si des troupes permanentes de l’Otan étaient installées sur le territoire. Les pays baltes ne disposent d’aucune profondeur stratégique et seraient aussi facilement que rapidement occupés.
     
    La deuxième est psychologique : chacun des trois pays baltes a le sentiment que la présence de soldats de l’Otan sur leur territoire, aussi infime soit-il, aurait un effet multiplicateur de puissance tandis que pour les Russes, voir des soldats de l’Alliance atlantique dans les trois pays aurait probablement un effet psychologique bien plus important que combattre des soldats estoniens, lettons ou lituaniens. Je vous rappelle que l’expert américain Zbiegniew Brzezinski en début d’année plaida devant le Congrès US pour que les Américains pré-positionnent dans les pays baltes des troupes, peu nombreuses pour qu’elles ne provoquent pas la Russie, mais de façon suffisamment ostentatoires pour bien montrer à celle-ci la détermination de l’OTAN. Nous sommes dans la même logique. Souvenez-vous, en outre, des conclusions du Sommet de l’Otan au Pays de Galles : le flanc Est de l’Alliance atlantique, notamment dans la région de la Baltique, allait être renforcé par une force opérationnelle de 5000 hommes capable de se projeter dans les régions périphériques. Si cette force n’est certes pas stationnée de façon permanente dans les pays baltes, il n’en reste pas moins que l’on est à un cheveu d’accéder de facto aux revendications de ces derniers.
     
    Les exercices militaires se sont multipliés ces derniers mois. L’OTAN organise actuellement en Estonie des exercices "Siil 2015" en Estonie, tandis que la Russie a organisé des manœuvres militaires dans la mer Baltique et plus récemment à la frontière estonienne avec 2000 hommes. La peur s’est-elle installée chez les populations Baltes ?  
    S’il n’y avait que ça. Il faut se souvenir des déclarations du Ministre britannique de la Défense Michael Fallon en février 2015 qui estimait que les trois pays baltes seraient possiblement les prochaines cibles de la Russie après que celle-ci eut annexé la Crimée. D’après lui, la menace posée par Vladimir Poutine à l'Europe était équivalente à celle de l'État islamique (sic). Toute une série d’événements n’ont pas manqué, non plus, d’attirer l’attention des commentateurs : l’enlèvement du policier estonien par les services secrets russes le 5 septembre 2014 à la frontière russo-estonienne – deux jours après la visite du Président Obama à Tallinn –, la décision de la Lituanie de publier un petit manuel de survie en cas d’attaque et de rétablir la conscription après qu’il eut été supprimé en 2008, l’organisation d’exercices militaires très importants de l’OTAN dans les trois pays (ainsi qu’en Pologne), etc.
     
    Je reste, cependant, circonspect sur l’effet que cela a parmi les populations baltes. J’habite en Estonie depuis dix ans et je ne perçois pas de changements fondamentaux parmi les Estoniens. Je pense que cela est mutatis mutandis comparable à ce que l’on pourrait observer en Lettonie et en Lituanie. Il y a certes une inquiétude latente mais certainement pas de peur.

    Les pays baltes ont pris leur indépendance depuis plus de 25 ans, pourquoi les tensions restent-elles aussi fortes entre les Etats Baltes et la Russie ?
    Il existe toute une série de raisons imbriquées les unes dans les autres. Certaines sont très émotionnelles, d’autres sont plus pragmatiques. Par exemple, je soutiens depuis longtemps la thèse qu’il existe dans les trois pays baltes, depuis le rétablissement de leur indépendance, un réflexe machinal de méfiance vis-à-vis de la Russie et un automatisme de confiance vis-à-vis des ennemis de la Russie. En raison de ce syndrome de l’enfant battu – ils ont tout de même été annexés par l’Union soviétique en 1945 pour ne retrouver leur indépendance qu’au tout début des années 1990 –, associé l’adage voulant que "l’ennemi de mon ennemi, soit mon ami", certains voient en Estonie, en Lettonie et en Lituanie ce qui s’est récemment passé en Ukraine – comme ce qui s’était en Géorgie avant, voire en Tchétchénie – comme une illustration de l’impérialisme russe à l’œuvre contre une volonté d’émancipation nationale, dont celle-ci est alors la victime comme leur pays de 1945 le fut de leur variante soviétique. On soutient tous aimuths tous les pays hostiles à la Russie ce qui ne peut qu’irriter cette dernière. Pour la Russie, il y a une crainte viscérale que les pays baltes contribuent à ce sentiment d’encerclement de puissances hostiles, en premier lieu l’Otan, perception qu’elle a depuis une vingtaine d’années. Ce sentiment s’exacerbe depuis que les pays baltes ont rejoint l’Otan. Cela risque de s’empirer si les pays baltes accueillent des bases permanentes.

    Comment la Russie de Poutine s’y prend-elle pour déstabiliser les pays baltes ? Les déstabilisations russes visent-elles les pays baltes ou plutôt l’OTAN ? Pourquoi ?
    Si l’on s’accorde à estimer qu’une attaque armée classique des forces russes au travers des frontières baltes – voire finlandaise – est très peu probable, la crainte partagée par les responsables baltes est bien celle d’actions subversives menaçant leur stabilité interne et leur intégrité territoriale. On parle beaucoup d’hybridité de la menace pour parler de ce que pourrait être le casus belli. Combiner des moyens militaires classiques à des cyberattaques et à de la propagande afin de rendre "indolore" une attaque armée a été le moyen utilisé en Ukraine.
     
    On craint que les Russes utilisent la même technique dans les pays baltes.
    Les déstabilisations russes, en tout cas, ne visent pas seulement les pays baltes mais il est bien plus facile de s’attaquer à ces derniers plutôt qu’aux autres pays membres de l’Alliance. Je vous rappelle que chacun des trois pays, certes à des degrés divers, accueillent d’importantes minorités russophones. Les utiliser comme relais est tentant. Pour autant, il ne faut pas s’imaginer que ces populations russophones constituent un bloc homogène aux ordres de Moscou.  
    En quoi le fait que les pays baltes soient membres de l’OTAN et de l’Union européenne change tout par rapport à la situation en Ukraine ? Est-ce suffisant pour dissuader la Russie de réaliser un coup de force dans les pays baltes ?
    On peut certes jouer aux Cassandres mais j’ai beaucoup de mal à imaginer que la Russie, les pays baltes et l’Otan ne se considèrent pas comme des entités rationnelles lesquelles défendent avec raison leurs intérêts de sécurité.
     
    Les trois pays baltes sont membres de jure et de l’Otan et de l’UE. Cette qualité leur garantit une solidarité politico-stratégique. S’attaquer à un pays baltes impliquerait un casus fœderis, l’OTAN se devrait de porter assistance au(x) pays attaqué(s). Pour Moscou, le jeu n’en vaut a priori pas la chandelle. Par contre, tester la solidarité de l’Alliance est tentant pour une Russie inquiète, voire alarmée, à l’idée que l’OTAN après avoir intégré en son sein ses anciennes provinces baltiques, accueille l’Ukraine. Avancer ses pions sans jamais franchir la ligne rouge, geste qui serait suicidaire, est précisément ce que recherche Moscou. Quant à l’UE, c’est une entité politico-économique qui n’est pas une alliance militaire. Au risque d’utiliser une litote sibylline, je ne vois pas l’UE ne rien faire si les pays baltes étaient attaqués.

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  • L'Atlas global

    L'Atlas global

    L'Atlas global, sous la direction de Christian Grataloup et Gilles Fumey, conception et réalisation de la cartographie Alexandre Nicolas aux Éditions Les Arènes. Direction artistique de Quintin Leeds.

     

    L'Atlas global

     

    Note de l'éditeur :

    50 cartes inédites pour comprendre "la désoccidentalisation du monde".

    L'Atlas global est un essai en images, conçu par une équipe de vingt-six historiens et géographes de renom. En soixante cartes et infographies inédites, ils nous racontent comment l’Occident s’est vu (parfois à tort) au centre du monde et pourquoi, au tournant du xxie siècle, les cartes du pouvoir ont été rebattues. Un autre monde émerge sous nos yeux, largement  désoccidentalisé. La beauté, le bonheur, les prisons, le sport, les déchets, les virus, les habitudes alimentaires, la vieillesse, le climat… On peut tout cartographier.

    Cet atlas est réalisé sous la direction de Patrick Boucheron, professeur à la Sorbonne et directeur éditorial au Seuil, Gilles Fumey, professeur à la Sorbonne et chercheur au CNRS et Christian Grataloup, professeur à Sciences-Po Paris.

     

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    Quelques critiques de l'ouvrage :

    Une nouvelle cartographie pour un monde global : Les Échos

    Pour aller plus loin :

    Nos Assiettes ne sont pas si mondialisées de Gilles Fumey

    « nous » global de Christian Grataloup

    L'atlas global à l'école du citoyen du monde de Christian Grataloup

     

     

    RFI - Autour de la question - Peut-on faire le portrait du monde ? (avec G. Fumey et C. Grataloup, le 6 janv. 2015)

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  • Les Israéliens

    Les Israéliens

    Les Israéliens, hypercréatifs ! de Jacques Bendelac et Mati Ben Avraham, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Atelier Henry Dougier HD.

    Les Israéliens, hypercréatifs ! de Jacques Bendelac et Mati Ben Avraham

    Note de l'éditeur :
    Si le conflit israélo-palestinien est largement couvert par les médias, la société israélienne reste assez méconnue du public francophone. Ce livre invite à découvrir un peuple pluriel et complexe, un État où s’amalgament des rescapés de la Shoah, des immigrants originaires d’horizons très différents, des juifs de stricte observance, des juifs libéraux, des juifs laïcs, des juifs athées voire agnostiques, des chrétiens aux multiples facettes, des musulmans sunnites – des citoyens qui rejettent l’autorité de l’État, et d’autres qui s’en accommodent tant que leurs intérêts sont préservés.
    Dans ce pays laïc, mais empreint de religiosité, dans cet État démocratique, mais tenté par l’autoritarisme, les Israéliens se dotent d’une culture originale et développent une créativité à toute épreuve, tout en revendiquant le droit à la normalité dans un environnement hostile. Ce livre est un voyage au sein d’un peuple-mosaïque dans un État moderne. Un portrait réaliste et attachant des Israéliens aujourd’hui.
    Jacques Bendelac
    est économiste et chercheur en sciences sociales à Jérusalem. Il est notamment l’auteur de Israël-Palestine : demain, deux États partenaires ? aux Éditions Armand Colin, et Les Arabes d’Israël, entre intégration et rupture aux Éditions Autrement.
    Mati Ben-Avraham est journaliste indépendant à Jérusalem. Il a été le rédacteur en chef du service des informations en langue française de la radio israélienne et réalisateur sur la 1re chaîne de télévision israélienne.


    Collection "Lignes de vie d’un peuple" : Conçue par les ateliers henry dougier (fondateur des Éditions Autrement), cette collection « raconte » les peuples aujourd’hui, trop souvent invisibles. Elle met en scène leurs valeurs, leurs interrogations, leurs créations, leurs passions partagées dans une grande enquête tissée d’histoires fortes, révélatrices de leur culture profonde.

     

    Dans la même collection :

     Collection Lignes de vie d'un peuple

    La couverture est de la photographe et graphiste Céline Boyer (Série " Empreintes").

     

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