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anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

Les ascensions oubliées des officiers géographes dans les Alpes du Sud

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La Vallouise en 3D selon les cartes de Bourcet/d'Arçon
Réalisation : Alexandre Nicolas

Une autre histoire des Alpes : les ascensions oubliées des officiers géographes dans les Alpes du Sud
• La carte de Bourcet, 1749-1755
• La carte générale de la France, dite carte de l’État-Major, 1823-1830, 1851-54

Recherches menées par Olivier Joseph, Paul Billon-Grand et Alexandre Nicolas, cartographe (France)
Eugenio Garoglio (CeSRAMP – Université de Turin)
Contact : Olivier Joseph – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 06 88 56 61 95

C’est à l’occasion de la commémoration du 150ème anniversaire de l’ascension de la Barre des Écrins, en 2014 sous l’égide de l’office de promotion de la communauté de communes du Pays des Écrins (Destination Écrins, Hautes-Alpes), de l’Office de Tourisme de la Vallouise, du Parc national des Écrins et de la Compagnie des guides Oisans-Écrins, qu’Olivier Joseph et Paul Billon-Grand se sont intéressés, le premier en historien, le second en toponymiste, aux événements ayant précédé cette ascension importante dans l’histoire de l’alpinisme.

Située au cœur des massifs des Écrins et de l’Oisans (Hautes-Alpes et Isère), la Barre des Écrins est une montagne de 4102 mètres d’altitude qui était, jusqu’au rattachement de la Savoie à la France (1860), le plus haut sommet français. Les Écrins forment une vaste montagne glaciaire dans leur face nord, où prend naissance la Glacier Blanc. L’ascension jusqu’à l’altitude de 4000 mètres se fait sans difficulté majeure : seuls les 100 derniers mètres, sur une face verglacée et sur une arête aérienne sont plus délicats, mais néanmoins accessibles. 

Son ascension, le 25 juin 1864, par une cordée composée d’un guide français, Michel Croz, d’un guide suisse, Christian Almer, et de trois alpinistes anglais, Adolphus Warburton Moore, Horace Walker et Edward Whymper, marque une date importante. Elle fait entrer le massif des Écrins dans l’histoire de l’alpinisme sportif.

Alors même que les deux récits de Whymper et de Moore ne mentionnent jamais le fait que cette ascension ait été une première, les compilations anglaises puis françaises ont attribué très rapidement à la cordée de Whymper le mérite de la première ascension.

En portant nos regards sur les décennies précédant cette ascension, en reprenant à frais neuf les récits et les archives des personnes qui ont fréquenté ce massif de haute montagne entre les XVIIe et XIXe siècles, nous sommes allé de surprise en surprise. Nous avons non seulement compris l’ampleur des travaux conduits sur le terrain par les officiers-géographes aux XVIIIe et XIXe siècles, mais nous avons aussi retrouvé les traces de leurs exploits scientifiques et sportifs. Et nous commençons à comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'oubli de ces ascensions, alors même qu'un des plus importants alpinistes anglais en a donné les clés.

Les ascensions de 1750-51

Les minutes originales de la carte de la frontière des Alpes dauphinoises (Service Historique de la Défense – J 10 C 512 et 516), établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre-Joseph de Bourcet, ingénieur militaire, sont un chef d’œuvre de cartographie peu connu. Les minutes originales, aquarellées, sont dessinées au 1/14 400e. De très nombreux détails y figurent : maisons, cabanons, chemins, rivières, etc.
Extrait de la carte de Bourcet (Briançon)
Extrait de la cart de BourcetNous avons eu la surprise de découvrir, sur les feuilles représentant le Queyras, que Bourcet et ses officiers avaient très vraisemblablement escaladé le Viso (3 841 m) lors des opérations de géodésie conduites en 1750 ou 1751.

La consultation du canevas géodésique de la carte de Bourcet (S.H.D. – J 10 C 511) a permis d’établir la réalité de cette ascension. En reportant tous les sommets formant les triangles primaires de la géodésie de Bourcet sur un modèle numérique de terrain actuel, nous avons montré que, durant l’été 1750 ou 1751, Bourcet et ses officiers ont bien escaladé le Viso, mais encore le Bric Froid (3 302 m), le pic de Rochebrune (3 320 m), l’Aiguille Noire en Clarée (2 870 m) et le Râteau Ouest (3 769 m). Et au moins cinq autres sommets à l’intérieur du massif des Écrins, dans les vallées adjacentes à celle du Vénéon et de la Bérarde que nous avons encore du mal à identifier, mais qui pourraient être le Jandri, l’Aiguille du Plat de la Selle, le Pic du Says, etc.

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Si les sommets clairement identifiés ne présentent pas de difficultés d’ascensions majeures, ils sont néanmoins situés en haute altitude et exigent des personnes qui les gravissent, aujourd’hui comme en 1750, de franchir des terrains glaciaires (Râteau), des pentes raides (Viso, Râteau), des ressauts rocheux qui doivent être escaladés avec les pieds et les mains (Viso et surtout Aiguille Noire).

Nous savons, par une série de documents conservés aux Archives Départementales des Hautes-Alpes (E DEP 57 BB 53, pièces justificatives de la trésorerie de la communauté de Vallouise), que les officiers étaient systématiquement accompagnés dans ces ascensions par trois habitants des vallées qui portaient les instruments de mesure, et d’un autre qui les guidaient. D’autres habitants des communautés montagnardes étaient réquisitionnés pour installer sur les sommets des « jalons » : signaux permettant les visées de loin, composés d’un tronc d’arbre de 10 à 15 mètres de hauteur, et d’un drap blanc formant « banière ».
Ces ascensions, qui sont dorénavant les premières connues de ces sommets, ont été de véritables exploits sportifs et scientifiques avant l’heure.
Les ascensions du Viso et du Râteau Ouest par les officiers placés sous le commandement de Bourcet, interviennent respectivement 110 ans et 120 ans avant les premières admises jusqu’à ce jour : 1861 pour le Viso (William Mathews, Frederick William Jacomb, Michel Croz et Jean-Baptiste Croz) ; 1 873 pour le Râteau (Miss Meta Brevoort, W. A. B. Coolidge, Christian Almer, Peter Michel, Peter Bleuer et Christian Roth).
Mais ces deux ascensions majeures ont aussi lieu 35 ou 36 ans avant celle du Mont-Blanc.
C'est dire l’importance de la campagne de géodésie et de cartographie menée sous la direction de Pierre-Joseph de Bourcet au regard de l’histoire de la présence humaine sur les hauts sommets des Alpes.


Les ascensions de 1851-53

Lors de la campagne géodésique et cartographique des années 1851, 1852 et 1853, visant à terminer la Carte Générale de la France – dite carte de l’État-Major – des officiers topographes et cartographes de l'État-Major ont gravi une bonne vingtaine de sommets du massif des Écrins.

Le premier sur les lieux, le capitaine Alexandre Davout, neveu du maréchal d’Empire Davout, secondé par le lieutenant Froester, avait la mission d’établir la géodésie dite du second ordre. Lors de cette campagne, il a gravi l’Aiguille Centrale d’Arves (1852, 3513 m) et, probablement le pic Jocelme (3457 m, 1853, Bonvoisin sur la carte). Pour l’Aiguille Centrale d’Arves, ce ne semble pas être une première : des documents permettent de savoir que des habitants de Valloire y sont monté en 1839. En revanche, pour le Jocelme c’est la première connue et attestée.

Puis, durant l’été 1853, d’autres officiers sont venus dans le massif pour établir la géodésie finale en stationnant sur les points désignés et mesurés préalablement par le capitaine Davout, afin de fixer les limites entre communes permettant de rabouter les cartes du cadastre, mais surtout d’obtenir le maximum d’altitudes et de détails pour dessiner la carte. 

C’est ainsi que, durant l’été 1853, les officiers en charge des derniers relevés topographiques et de la cartographie ont escaladé les sommets suivants :

• le lieutenant Émile Meusnier : la Barre des Écrins (4 102 m), le Pelvoux (3 946 et 3 932 m), l’Ailefroide Orientale (3 847 m), l’Ailefroide Occidentale (3 954 m), Neige-Cordier (3 614 m), les Agneaux (3 664 m), la Pointe Nérot (3 538 m) ; 

• le capitaine Joseph Constant Cousinard : le Bonvoisin (3 480 m) et le Jocelme (3 457 m) ;

• dans le secteur de la Bérarde, le capitaine Louis-Hippolyte Bourgeois : la Tête Nord du Replat (3 342 m), l’Aiguille du Plat de la Selle (3 596 m), le Grand Pic de la Grave (3 667 m), le Jandri, la Tête des Fétoules (3459 m), l’Aiguille des Arias (3 221 m), l’Aiguille d’Entre-Pierroux (3 168 m) et la Cime du Montagnon (2 895 m) ; 

• et, enfin, au sud, le capitaine Courrier : les Rouies (3 589 m) et le Sirac (3 441 m).
Si les documents des années 1851-53 ne permettent pas de donner avec certitudes des dates (mois et jours) pour ces ascensions, les données géodésiques des minutes de la carte finale convergent pour attester la réalité de ces ascensions.

Chaque officier était accompagné d'un muletier et d'un ou plusieurs guides. Payés directement par les officiers sur les sommes qui leur étaient confiées à leur départ de Paris, les noms de ces guides et muletiers n'apparaissent jamais dans les archives – correspondances et mémoires – des officiers de l'État-Major. Seuls des accidents dramatiques permettent de conserver des traces de ces montagnards anonymes. En 1853, le guide du capitaine Vuillemot, chute sous ses yeux dans le Valbonnais : les secours financiers demandés par l'officier permettent d'identifier le guide. Il en va de même pour un guide du capitaine Adrien Durand : foudroyé sous ses yeux dans le Vercors, il est identifié dans les archives.

 

Conclusions… provisoires
Les recherches menées dans les fonds d’archives du Service Historique de la Défense, de l’I.G.N., ainsi que des archives départementales de l’Isère, des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes, permettent de prendre la mesure des opérations sur le terrain nécessaires à la réalisation des cartes de Bourcet (1749-1755) et de l’État-Major (1851-1854 pour les Alpes du Sud). Elles permettent aussi la découverte, à ce jour, de plus de trente ascensions oubliées de sommets majeurs dans les massifs de l’Oisans, des Écrins, dans le Queyras et l’Ubaye. Toutes ces ascensions sont le fruit d’une collaboration sur le terrain des officiers-géographes, des officiers de l’État-Major et d’habitants des vallées, porteurs et guides.

De ces deux opérations cartographiques, celle des années 1749-1755 dans le Haut-Dauphiné est la plus importante au regard de la connaissance historique. Les ingénieurs géographes avaient acquis dès le milieu du XVIIIe siècle, une connaissance fine de la topographie des Alpes du Sud. Les sommets les plus importants, accessibles ou non, visés depuis toutes les points de la géodésie primaire étaient localisés précisément et le niveau des détails dans les zones habitées n’avait rien à envier aux cartes actuelles au 1/25000e. La Barre des Écrins, par exemple, avait été visée et localisée précisément par des triangulations conduites depuis la Vallouise, la haute Romanche et le Vénéon. Contrairement à ce qui a toujours été écrit dans les histoires de l'alpinisme, la Barre des Écrins était connue comme étant le plus haut sommet du massif, et elle était précisément localisée aussi bien depuis la Vallouise que depuis le Vénéon, depuis au moins le milieu du XVIIIe siècle.

La mise en 3D des cartes de Bourcet et d’Arçon, effectuée par Alexandre Nicolas, révèle que les ingénieurs militaires avaient une connaissance, jusque là négligée, du relief : sur la carte de la Vallouise en 3D, les formes et les volumes du Pelvoux, du Pic-Sans-Nom et des Sagnes, apparaissent sans ambiguïté.

Il semble assuré, de plus, que des recherches plus approfondies sur ces mêmes cartes pour les Alpes-Maritimes augmentera le nombre de sommets gravis avant la naissance de l’alpinisme sportif.

Des recherches similaires menées en Italie par Eugenio Garoglio, historien au Centro Studi e Ricerche storiche sull’Architettura Militare del Piemonte de l’Université de Turin, ont permis de découvrir une série d’ascensions oubliées sur des sommets majeurs des Alpes piémontaises. Elles sont intervenues, elles aussi, lors des projets de cartographie militaire des XVIIIe et XIXe siècles. Mais certaines ont pris place avant, parfois bien avant.

Présente lors de la conférence du 14 août à Vallouise annonçant publiquement ces découvertes, Michèle Virol, professeur à l’Université de Rouen, présidente du conseil scientifique du Comité Vauban-UNESCO, spécialiste de Vauban et des ingénieurs militaires aux XVIIe et XVIIIe siècles, a confié ses impressions : « Votre travail est un tour de force qui nous oblige à repenser ce que nous pensions savoir : les montagnes et les littoraux n’étaient ni des blancs de la carte, ni des non-lieux. Il faut poursuivre le travail. »

Quant à Sue Hare, administratrice de l'Alpine Club, elle ne cachait pas son enthousiasme à la fin de la conférence.

Ces découvertes ne sont qu’un début : il nous reste à comprendre de façon fine l’ensemble des opérations sur le terrain des officiers ayant mené ces deux grands projets de cartographie. Il nous reste encore à reconstituer les vies des habitants des communautés montagnardes qui ont accompagné les officiers dans leurs patient travail afin de comprendre qui étaient ces héros anonymes.
Mais d’ores et déjà, nous savons que nos recherches sont une porte grande ouverte sur une autre histoire des Alpes.


Olivier Joseph,
Alexandre Nicolas, Paul Billon-Grand et Eugenio Garoglio

Vallouise, le 15 août 2015.

 

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    Réalisation de la cartographie et de l'infographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Humain et animaux, une géographie de relations (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Jean Estebanez, Maître de Conférences en Géographie, Université Paris-Est Créteil (UPEC), Lab’Urba.

    Couverture de ce numéro (4e trimestre 2022)

    Humains et animaux – Une géographie de relations
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    Quelques cartes et infographies de l'ouvrage :

    Infographie : Diagramme de Voronoï de la masse totale (gauche) et des animaux (droite), par taxon

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    Carte : Les grands systèmes d'élevage dans l'agriculture mondiale
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    Carte : Distribution des fermes (ranchs) de faune sauvage en Afrique du Sud en 2016
    Carte : Distribution des fermes (ranchs) de faune sauvage en Afrique du Sud en 2016


    Pour se procurer ce numéro
    , c'est ici :https://www.cnrseditions.fr/catalogue/revues/humains-et-animaux-une-geographie-de-relations/

     

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  • 10 October, 2022
    La condition des femmes

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    Réalisation de la cartographie et de l'infographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : La condition des femmes de 1789 à nos jours (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Yannick Ripa, professeure en histoire des femmes et du genre à l’université Paris 8 et Françoise Thébaud, Professeure émérite à l’université d’Avignon, revue Clio, Femmes, Genre, Histoire.

    Couverture de ce numéro (juin 2022)

    DocPhoto - La conditions des femmes de 1789 à nos jours
    La condition des femmes : ce titre souligne qu’à partir d’un donné biologique, ces dernières ont été réunies dans une catégorie sexuée, impliquant des effets sociaux, politiques et culturels contraignants. Ce dossier analyse la complexité de cet “être femme”, montre les Françaises en prise avec les grands enjeux de leur temps et propose de comprendre l’histoire des femmes en France depuis la Révolution jusqu’à nos jours, dans leur quotidien comme dans leurs combats.

    Quelques infographies de l'ouvrage :

    Infographie : Taux de mariage, natalité, mortalité en France en ‰ (1800-1939)

    DocPhoto mariage

    Infographie :
    Bacheliers et bachelières depuis 1900

    Infographie : Bacheliers et bachelières depuis 1900

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/la-condition-des-femmes-de-1789-a-nos-jours/

     

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    L’Atlas de l’EDG

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    Réalisation de la cartographie de l'Atlas de l'École de Guerre "Une géopolitique du monde" - Édition 2022
    Sous la direction du Général Nicolas Auboin, du Colonel Stéphane Faudais (docteur en Histoire) et du professeur Olivier Zajec.

    L'Atlas de l'École de Guerre "Une géopolitique du monde"

    L'Atlas de l'École de Guerre
    Le monde est confronté à des défis majeurs sur de multiples plans qui ont deux conséquences capitales : des mutations géopolitiques profondes et une complexification de leur interprétation. Au prisme de leurs 15 années de participation aux opérations sur tous les continents, les officiers stagiaires de l’École de guerre, forts de cette expérience et des enseignements de l’École, ont acquis une certaine expertise sur ces défis et mutations dont ils souhaitent rendre compte à travers cet ouvrage. Ils mettent en œuvre, dans cet atlas, une analyse particulière du pilier militaire de la stratégie française.
    Unique dans le cursus de formation des élites de l’État, l’École de guerre a ici l’ambition de proposer sa vision particulière qui s’attache au temps long et aux interactions dans toutes les dimensions. Sensibilisée au pragmatisme et à une vision prospective des enjeux internationaux, elle propose un focus sur les intérêts français, où qu’ils soient et quelle que soit la forme qu’ils prennent..

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : La pandémie de COVID-19 : une crise mondiale aux conséquence inégales
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    Carte : La Bande sahélo-saharienne ; un espace structuré par le climat et l'histoire des peuples

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    Carte : La Syrie face à ses défis

    Carte : La Syrie face à ses défis

    Carte : L’Antarctique  face à de nouvelles convoitises
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    Infographie : Déploiements opérationnels des forces françaises en 2020

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  • 22 March, 2022
    La démocratie

    La démocratie

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : La démocratie (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Marie-Neige Coche (Professeure d’histoire-géographie au lycée Alain au Vésinet. Membre du groupe chargé d’élaborer les programmes d’enseignement moral et civique du lycée en vigueur depuis 2019) et Émilie Muraru (Professeure de lettres au lycée Marceau à Chartres. Membre du groupe chargé d’élaborer les programmes d’enseignement moral et civique du lycée en vigueur depuis 2019).

    Couverture de ce numéro (fev 2022)

    DocPhoto - La démocratie
    Depuis ses lointaines origines, dans l'Athènes antique, l'idéal démocratique n'a cessé de se renouveler et de se réinventer. La France n'est pas la démocratie la plus ancienne mais la Révolution de 1789 a représenté un jalon essentiel dans l'histoire de celle-ci. La transformation des sociétés face au changement climatique, la pandémie ou encore le terrorisme sont autant de défis qui mettent à l'épreuve la vitalité des régimes démocratiques.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Infographie : Équité et égalité : les règles de temps de parole
    Infographie : Équité et égalité : les règles de temps de parole
    Infographie :
    Le parcours d'une loi

    Infographie : Le parcours d'une loi
    Carte : Rendre hommage aux femmes dans l'espace public

    Carte : Rendre hommage aux femmes dans l'espace public
    Infographie : Travail et grossesse, ce que dit la loi

    Infographie : Travail et grossesse, ce que dit la loi

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/la-democratie/ Lire la suite ...
  • 12 March, 2022
    L'UE dans le Monde

    L'UE dans le Monde

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Union européenne dans le monde (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Michel Foucher (Géographe et diplomate, il adirigé le Centre d'Analyse et de Prévision du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Il a servi comme ambassadeur de France dans les pays Baltes (Lettonie) entre 2002 et 2006).

    Couverture de ce numéro (fev 2022)

    DocPhoto - L'Union européenne dans le monde
    Penser l'Europe à l'échelle mondiale invite aussi à dessiner les limites variables de l'Union qu'à observer son influence sur les grands enjeux planétaires : valeurs démocratiques, droits humains, régulation du marché, neutralité climatiques, etc. C'est aussi montrer les dépendances, interactions et rivalités qui existent entre cet ensemble originale et les autres régions du monde. Un volume pour mieux comprendre la singularité du l'Union européenne.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les limites variables de l'Union européenne
    Carte : Les limites variable de l'Union européenne
    Carte :
    Le commerce extérieur de l'Union en 2020

    Carte : Le commerce extérieur de l'Union en 2020
    Carte : Les langues européennes en usage dans le monde

    Carte : Les langues européennes en usage dans le monde
    Carte : La place des femmes dans la vie politique de l'Union européenne

    Carte : La place des femmse dans la vie politique de l'Union européenne

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.documentationphotographique.fr/produit/n-8145-fevrier-2022/ Lire la suite ...
  • 24 November, 2021
    Iran

    Iran

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Iran, paradoxes d'une nation (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Bernard Hourcade (Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS, Centre de recherche sur le monde Iranien, CeRMI).

    Couverture de ce numéro (oct 2021)

    DocPhoto - Iran
    Depuis la révolution islamique de 1979, les Iraniens ont traversé des épreuves dramatiques. Ils sont épuisés – et souvent révoltés – par les contraintes qui leur sont imposées à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières, mais l’Iran est un pays émergent et une nation résiliente, toujours dynamique et créatrice. Une nouvelle classe moyenne d’origine populaire, disposant d’une solide formation, est en train d’émerger, sans renier son héritage islamique et national, dans un pays ou interagissent nation, islam et mondialisation.

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    Carte : Le plateau iranien
    Carte : Le plateau iranien
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    Les 31 provinces iraniennes

    Carte : Les 31 provinces iraniennes
    Carte : Iran, la diversité des héritages linguistiques

    Carte : Iran, la diversité des héritages linguistiques
    Carte : Iran, Pétrole et atome : l'abondance

    Carte : Iran, Pétrole et atome : l'abondance
    Carte : Le Golfe Persique
     Carte : Le Golfe Persique

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/geographie-territoires/iran/

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  • 21 November, 2021
    Les Climats

    Les Climats

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Les Climats, une géohistoire (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Philippe Valette (Maître de conférences, Université de Toulouse Jean Jaurès. Geode UMR 5602 CNRS.).

    Couverture de ce numéro (septembre 2021)

    DocPhoto - Les Climats
    Réchauffement, effondrement, anthropocène…Une nouvelle ère d’incertitudes semble s’ouvrir. Afin d’y voir plus clair, ce dossier revient sur l’histoire climatique de l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle en Europe occidentale. À la croisée de l’histoire, de la géographie et des sciences del’environnement, il offre au lecteur de changer d’échelle temporelle et de prendre du recul pour tirer les précieuses leçons des temps passés.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Grands types de climats terrestres
    Carte : Grands Types de climats terrestres
    Graph :
    Fluctuation de la Mer de Glace depuis le XVIe siècle

    Graph : Fluctuation de la Mer de Glace depuis le XVIe siècle
    Graph :
    Évolution des températures, teneur en gaz carbonique (CO2) et méthane, d'après les carottes de glace prélevées en Antarctique

    Graph : Évolution des températures, teneur en gaz carbonique (CO2) et méthane, d'après les carottes de glace prélevées en Antarctique
    Carte : La calotte glaciaire nord-européenne pendant les dernières périodes de glaciation

    Carte : La calotte glaciaire nord-européenne pendant les dernières périodes de glaciation

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/les-climats-une-geohistoire/

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  • 10 July, 2021
    La Révolution 🇫🇷

    La Révolution 🇫🇷

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : La Révolution française (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Pierre Serna (Professeur d’histoire de la Révolution française et de l’Empire à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF), fondé par Jean Zay en 1937/IHMC (UMR 8066).

    Couverture de ce numéro (juin 2021)

    DocPhoto La Révolution française couverture
    Proposer une nouvelle lecture de la Révolution française implique un triple pari. D’abord imaginer une nouvelle temporalité, retracer les origines profondes de l’événement dans la période moderne et esquisser sa postérité sur la longue durée. Ensuite réévaluer sa spatialité : la Révolution s’insère dans un espace atlantique bouleversé depuis la guerre de Sept Ans. Enfin présenter la particularité de la Révolution de France, laboratoire à la mesure du pays le plus grand et le plus peuplé de l’Europe occidentale, également celui de la monarchie absolue la plus ancienne et qui possède un vaste empire colonial. C’est en construisant un parcours autour des concepts de politisation, mobilisation, participation et agentivité que ce dossier entend relever ce pari.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les insurrections dans les anciens Pays-Bas
    Carte : Les insurrections dans les anciens Pays-Bas
    Carte :
    Les colonies françaises dans l'archipel cara¨bes au XVIIIe siècle

    Carte : Les colonies françaises dans l'archipel cara¨bes au XVIIIe siècle

    Carte :
    La France, les républiques
    sœurs et l'Europe en 1798
    Carte : La France, les républiques sœurs et l'Europe en 1798
    Carte : Le réseau routier et les territoires de l'Empire français

    Carte : Le réseau routier et les territoires de l'Empire français

    Pour se procurer ce numéro, c'est ici : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/la-revolution-francaise-2/

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