Histoire de la cartographie

Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR
Comme toutes les recherches à caractère historique, l'histoire de la cartographie est liée aux documents qui nous sont parvenus. Au départ, les premières cartes étaient établies sur papyrus et parchemins, donc très fragiles. Puis jusqu'au XVIIe siècle, les vieilles cartes étaient traditionnellement récupérées pour en faire des reliures. Sous cette forme, de nombreuses cartes anciennes ont été redécouvertes. On ne peut ainsi réellement établir qu'une histoire "fragmentée" de la cartographie. Il a pu exister, en particulier dans l'antiquité, des cartes bien meilleures ou plus anciennes que celles que nous connaissons.
 

1- L'effort de l'Antiquité :

Les hommes ont utilisé des cartes depuisla plus lointaine antiquité, probablement avant même l'invention de l'écriture. Certains dessins découverts dans des grottes préhistoriques pourraient bien constituer des croquis de leurs territoires.
Plus pratiques, on retrouve dès 30 siècles avant notre ère, des tablettes d'argiles sur lesquelles étaient gravées des itinéraires. La carte se présente ainsi comme un objet utilitaire ; les Phéniciens décrivent  précisément les côtes qu'ils fréquentent mais aussi un objet conceptuel ; une représentation du monde.

 Tablette d'argile de Mésopotamie
 Babylone et sa région
 1. Le golfe persique est dessiné comme une rivière encerclant le monde.
2. Le rectangle supérieur représente Babylone.
3. Les ronds autour de Babylone situent des villes.
4. Le rectangle inférieur représente les régions marécageuses du sud de la Mésopotamie.
5. Les fleuves Euphrate et Tigre coulent vers le golfe Persique.
6. Les triangles au-dela du cercle montrent l'existence de régions mystérieuses.
 
 Égyptiens et Chaldéens semblent avoir été réellement les premiers à essayer de représenter ce que leur offrait l'observation immédiate de la Terre : on a retrouvé des fragments de plans faits sur des tablettes d'argiles à partir de mesures directes sur le sol.
A cette époque ils ne paraissent pas avoir encore d'opinion bien nette sur la forme de la Terre.

En revanche, chez les Grecs, apparait la géographie mathématique et, avec elle, les premières théories sur la forme de la Terre. Pour Thalès de Milet -Θαλής- (env. 625-547 av. JC) la Terre aurait été semblable à un navire flottant sur un immense océan.
 
Thalès de Milet
 
Thalès de Milet
 
Son contemporain Anaximandre -Ἀναξίμανδρος- (610- env.-547 av.JC) donne à la Terre une forme cylindrique. Il aurait été la première personne à publier une carte du monde.
 
Anaximandre
 
Anaximandre

 

Il est certain qu’à cette époque, des cartes locales avaient déjà fait leur apparition, notamment en Égypte, en Lybie, au Moyen-Orient et à Babylone. Elles indiquaient des routes, des villes, des frontières ou des formations géologiques. L’innovation d’Anaximandre est d’en avoir dessiné une représentation de l'ensemble de la terre habitée telle que les Grecs la connaissaient à cette époque.
 
Carte du Monde d'Anaximandre
 
Carte du Monde d'Anaximandre
 
Anaximène et Anaxagore imaginent la Terre sous forme d'un disque flottant dans les airs et autour duquel tournent les astres.
Ce n'est que Pythagore -Πυθαγόρας- (569-470 av. JC) qui affirma le premier que  la Terre est ronde car la sphère étant la forme parfaite, l'univers en général ne peut être que sphérique : chaque planète est située sur un cercle.
 
Pythagore
 
Pythagore

 

Cette théorie "des sphères célestes" s'appuyait principalement sur le fait que lors des éclipses de lune, l'ombre de la Terre y apparait circulaire. En conséquence, les Grecs couvrirent la Terre sphérique d'un réseau de parallèles et de méridiens, et essayèrent d'estimer la longueur des grands cercles.
 
C'est Eratosthène (276-194 av. JC) qui en fit la plus remarquable mesure tant au point de vue de la technique expérimentale qu'au point de vue du résultat obtenu.
 
 
Carte du monde d'Eratosthène
 
Carte du monde d'Eratosthène
 
Il constata que lors du solstice d'été, un poteau vertical gnomon (nom du plus simple cadran solaire comme par exemple un bâton planté verticalement dans le sol) à Assouan ne portait pas d'ombre, tandis qu'à Alexandrie en Égypte, le même poteau en portait. Cela signifiait qu'à Assouan la distance zénithale du soleil en culmination était nulle, tandis qu'à Alexandrie il l'estima à 1/50e de circonférence. Il mesura la distance séparant les deux villes qu'il estimait être sur le même méridien, et la multipliant par 50, obtint en stades, pour la longueur d'un méridien, une valeur de 39 690 km !

Au IIème siècle après JC, Ptolémée dirigea la rédaction de 26 cartes, dont une carte générale de la Méditerranée, qui devait être découverte au XVIe siècle et reproduite avec ses erreurs jusqu'au XVIIe siècle.
 
 
Extrait de carte de Ptolémée
 
Carte générale de la Méditerranée de Ptolémée [Extrait]
 
Les Romains semblent avoir complété la connaissance du monde indo-méditerranéen et d'Europe occidentale dans le cadre des besoins de l'Empire, mais ne paraissent pas avoir apporté de progrès théorique important. Il est vrai que nous n'avons de leur œuvre cartographique qu'un seul témoin, les tables de Peutinger.
 
 Table de Peutinger [extrait]
 
Table de Peutinger [extrait]
 
La table de Peutinger est l'ancêtre des cartes routières. Elle représente schématiquement les principales routes de l'Empire Romain. C'est une reproduction probablement très inexacte de la fin du XIIe siècle d'une copie réalisée vers 350 dont l'original est plus ancien. Cette carte a été découverte au début du XVIe siècle à Worms et confiée à Konrad Peutinger qui la publia.
L'estuaire de la Gironde est représenté en foncé (on peut lire -difficilement - "sinus aquitanicus" c'est à dire "la baie d'Aquitaine"). Les doubles tours représentent une étape importante : on reconnaît ici Burtegalo (Bordeaux), Vesonna (Périgueux), Aginnum (Agen), etc... Les tracés rouges représentent les routes avec, en chiffres romains, les distances en milles (1mille romain = 1478,5 m). Sont également mentionnées des peuplades importantes : Bituriges, Cadurci (région de Cahors), etc...

Tout cet effort de l'Antiquité s'efface alors dans "l'obscurantisme" du haut Moyen-âge. La diminution des relations inter-régionales s'accompagne d'une quasi-disparition des besoins de cartes et de la pensée cartographique. Ce ne sera qu'avec les grandes découvertes du XVIe siècle que renaîtra la géographie mathématique et autre.


2- La stagnation de la science cartographie au Moyen-âge :

    La seule exception importante nous est offerte par les travaux arabes. Au IXe siècle, le calife Al-Mamoun (786-833) fit mesurer une différence de latitude en Mésopotamie, mais il ne semble pas que les méthodes arabes aient réellement progressé par rapport aux méthodes grecques.
Quand aux ouvrages chinois, ils demeurèrent inconnus de l'Occident : ils n'étaient pourtant pas inexistants : l'astronome Su-Song utilisait pour ses cartes célestes (1086-1094) les projections polaires, et pour deux cartes des régions équatoriales, la projection qui sera appelée au XVIe siècle en Europe du nom de Gerardus Mercator.
La plus ancienne carte imprimée du Moyen-âge date de 1280: c'est la Mappa Mundi de Hereford. C'est la seule carte du monde médiéval, de grand format, qui ait été conservée et conçue pour être exposée au public. Elle est très différente des cartes du monde telles que nous les concevons aujourd’hui, dans la mesure où elle n’indique pas seulement la situation des localités et des particularités géographiques, mais joue le rôle d’une encyclopédie visuelle en donnant des informations historiques (notamment sur l’Antiquité biblique et classique), ainsi que des informations anthropologiques, ethnographiques et théologiques. Elle est d’une importance essentielle pour notre compréhension de la cartographie et de la perception de l’espace médiéval.
 
Mappa Mundi de Hereford
 
Mappa Mundi de Hereford
 
Si les progrès théoriques sont ralentis en Occident, des réalisations à but pratique ont vu le jour. C'est le cas du Domesday-book (1086), sorte de cadastre, des comtés anglais, rédigé en français. Sous le règne de Guillaume le Conquérent, le roi fit exécuter cet état de ses terres pour déterminer les redevances de ses vassaux. Parvenu jusqu'à nous, il constitue un exceptionnel document d'utilisation du sol au haut Moyen-âge.

Au XIIe siècle, on  se contente généralement de recopier des cartes anciennes sans améliorer pour cela les techniques de représentation. La carte du monde établie par Hereford est bien moins bonne que les cartes grecques. La carte anglaise de Paris s'inspire de celle de Ptolémée, probablement par l'intermédiaire de copies romaines disparues.
La carte dite de Gough (l'auteur est inconnu) qui figure la Grande-Bretagne et date de 1335 est la plus détaillée ; elle représente routes et villages en perspective, les eaux en bleu, les toits en rouge, et semble donc à l'origine des chartes graphiques traditionnellement employées dans les cartes actuelles.
 
Carte de Gough [extrait]
 
Carte de Gough [extrait]
 
Le développemment précoce de la cartographie anglaise médiévale semble en rapport avec l'effort d'organistation administrative des Plantagenets. Pendant toute cette période, il n'y a pas d'orientation conventionnelle des cartes : l'Eglise incline à placer l'est en haut des cartes (carte de Gough), alors que les arabes y mettent le Sud. Seul Paris a placé le nord en haut de sa carte.
La fin du Moyen-âge apporte pourtant sa contibrution aux progrès de la cartographie. Au XVIe siècle apparaissent des cartes marines : les Portulans figurent le tracé détaillé des côtes. Le nom des ports est placé obliquement par rapport à celles-ci, d'où le terme portugais qui désigne ses cartes.
 
 
Fragment du portulan de Juan de la Cosa (1500)
 
Fragment du portulan de Juan de la Cosa (1500)
 
Les latitudes des ports y sont à peu près correctes ; en effet la détermination de la latitude était assurée par les marins du Moyen-âge à l'aide de deux instruments : le bâton de Jacob, hérité des Grecs, appelé également arbalète, et l'astrolabe de mer, héritée des arabes.
 
Le bâton de Jacob                       L'astrolabe
 
Le bâton de Jacob                                        L'astrolabe
 
Ancêtre du sextant, ces deux appareils permettaient, par visée, la mesure de la distance zénithale. Le nord des Portulans est placé en haut. Ils sont parcourus de droites courantes dont on ignore l'utilité, ils n'ont pas d'échelles strictes et celle-ci semblent varier en fonction des dimensions des peaux utilisées comme parchemin.
 
 

Sources :

  • Travaux pratiques de géographie de J. Tricart, M. Rochefort et S. Rimbert aux éditions SEDES

 

www.le-cartographe.net

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Derniers Ouvrages

  • 7 October, 2020
    L'Empire Romain

    L'Empire Romain

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Empire Romain (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Pierre Cosme (Professeur d'Histoire romaine à l'université de Rouen, Groupe de Recherche en Hisoire EA 3831 )

    Couverture de ce numéro (octobre 2020)

    L'Empire Romain (CNRS Édition)
    Au Ier siècle av. J.-C., Rome a formé un empire à l’échelle de l’Europe occidentale et de la Méditerranée. Tout en conservant les apparences républicaines, Auguste fonde un nouveau régime politique : le Principat. Il adapte ainsi les institutions romaines aux dimensions de l’Empire. Ce moment politique essentiel ouvre une période de cinq siècles d’unité territoriale autour de la Méditerranée pendant laquelle s’épanouit la civilisation gréco-romaine.
    Ce dossier explore l’Empire romain dans sa diversité, ses évolutions et ses éléments de continuité structurants. Il offre un aperçu de cette société fortement hiérarchisée, reposant sur l’esclavage, mais dans laquelle des affranchis peuvent s’élever à des fonctions parmi les plus hautes de l’État.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : L'empire romain et les nouvelles capitales impériales au IVe siècle
    L'empire romain et les nouvelles capitales impériales au IVe siècle
    Carte :
    Migrations et invasions barbares dans le première moitié du Ve siècle

    Carte : Migrations et invasions barbares dans le première moitié du Ve siècle
    Carte :
    Les provinces romaines à la fin du IIe siècle

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    Carte : Principaux espaces de production et axes commerciaux dans l'Empire Romain

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    Carte : Le Portus à Ostie près de Rome
    Carte : Le Portus à Ostie près de Rome

    Carte : Plan de Constantinople
    Carte : Plan de Constantinople


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  • 3 September, 2020
    Guerre du Péloponnèse

    Guerre du Péloponnèse

    L’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide - préface par Olivier Rolin, traduit par Charles Zevort aux Éditions de l'École de Guerre.
    Cartographie Alexandre Nicolas.

      " L’Athénien Thucydide a écrit l’histoire de la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens et raconté les divers incidents de cette lutte. Il a commencé son œuvre au début même des hostilités, prévoyant combien cette guerre serait importante, combien plus mémorable que celles qui avaient précédé : il en avait pour preuve les immenses ressources de tout genre avec lesquelles les deux peuples allaient s’entrechoquer, et les dispositions des autres États de la Grèce qu’il voyait ou prendre parti immédiatement, ou méditer dès lors de le faire. C’est là, en effet, le plus vaste mouvement qui jamais se soit produit chez les Grecs ; il embrassa une partie des barbares, et ébranla pour ainsi dire au loin l’univers."

    Ouvrage intemporel, l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse conserve toute sa pertinence pour comprendre les dynamiques des forces de  notre époque.
    .

    Carte : la guerre du Péloponnèse

    Carte : la guerre du Péloponèse

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  • 1 September, 2020
    6MOIS - N°19

    6MOIS - N°19

    Dans toutes les bonnes librairies, sort ce mercredi 15 mai 2020 le nouveau numéro du magazine 6MOIS, le XXIe siècle en images, magazine qui donne la part belle à la photo et au photojournalisme. Réalisation cartographique d'Alexandre Nicolas.

    6M19 couv

    Éditorial :

    Une enquête sur la santé des photojournalistes ? On pense maladies du grand reporter : tourista, paludisme, voiture piégée, assassinat ciblé. L’état des lieux dressé en juin 2019 par la sociologue Irène Jonas tranche avec un quelconque romantisme et rapproche les photographes des chauffeurs Uber. Le premier risque du métier, dans un univers de la presse abîmé, est le même que celui subi par un ouvrier dans une usine en liquidation, ou en pleine « réorganisation », comme on dit maintenant : perte de sens, burn-out, sentiment de ne pas être respecté, peur de l’avenir. Vient ensuite la pénibilité : les horaires, la flexibilité, le matériel à porter. Puis l’absence de soins. La plupart des photographes cumulent les statuts : autoentrepreneurs, pigistes (payés en salaire), auteurs (cotisant à l’Agessa). En multipliant les régimes, ils sont privés d’un accès correct à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux caisses de retraite. Certains comptent sur leur conjoint, ou prient pour ne jamais tomber malade, avoir besoin de lunettes… D’autres repoussent puis oublient un projet de grossesse. D’autres encore vieillissent sans le sou.

    Dans ce paysage sinistré, 6Mois ne fait pas figure de solution. Nous ne paraissons que deux fois par an, trop peu pour assurer des perspectives aux photographes. Exigeants mais humbles, nous savons que nous ne sauverons pas ce métier. Nous ne paierons jamais assez celui qui a passé un an, dix ans, une vie sur un sujet. Carolina Arantes, qui ouvre notre triptyque sur le Brésil, travaille sur l’agrobusiness depuis six ans. Javier Alvarez a régulièrement passé six à huit semaines, entre 2014 et 2019, dans un squat de São Paulo.

    Comment gratifier un tel engagement ? Comment rendre justice à leur travail ? C’est toute notre ambivalence : nous aimons des projets qui ne reposent sur aucun modèle économique. Nous primons la passion, le dévouement, le courage, sans être capables de vraiment les rétribuer. Nous payons honnêtement : autour de 2 500 euros le reportage. Cette somme dépend du nombre de pages publiées, pas du nom du photographe. Qu’il soit un inconnu habitant un village iranien ou une star américaine, nous accordons à chacun la même attention. Et nous défendons leurs projets auprès de vous, lecteurs, avec le même enthousiasme.

    Alors que faire ? À la lecture de ce rapport, on ne doit pas se contenter du constat. Chacun peut, à son niveau, s’engager à participer à la survie d’un photojournalisme aussi remarquable que les femmes et les hommes qui le pratiquent. À 6Mois, nous leur proposons de publier leur projet sur une vingtaine de pages. Nous tentons de coller au plus près de leur démarche. De les guider dans le travail de légendes, d’éclairage, pour faire émerger le sens et la dynamique de leur histoire. Cette année, pour la première fois, nous lançons aussi un prix doté de 10 000 euros et accompagnerons un ou une photographe dans la poursuite de son projet (voir page 305). Cette fois encore, nous encouragerons le souffle, l’engagement.

    Et vous ? Si vous lisez ces lignes, si vous tenez 6Mois entre vos mains, vous faites votre part. Les photographes ne vivent que grâce aux publications qui les rétribuent ; nous ne vivons que grâce à vous, lecteurs. Aucune page de publicité, aucun mécénat. Chaque fois que vous dépensez 26 euros pour cette revue de 300 pages, vous permettez à ces professionnels de mettre une noix de beurre dans leurs épinards. D’aller voir un dentiste. De contracter une mutuelle. De partir en vacances une semaine. C’est rien, n’est-ce pas. Cela aide pourtant à avancer, à se projeter. De notre part à tous : merci

    Carte - Le Cartographe 6Mois
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  • 31 August, 2020
    Des cartes géologiques

    Des cartes géologiques

    La Revue des Vins de France (https://www.larvf.com/) m'a sollicité il y a quelques temps déjà, pour réaliser des cartes géologiques précises. Terroirs viticoles, Vignobles bénéficiant d'une AOC, régions géographiques (Loire, Provence, Alsace...) les territoires à cartographier sont variés. Ces cartes sont conçues grâce à l'expertise de Sophie de Salettes pour la conception et par Le Cartographe pour la réalisation et la charte graphique.

    Ces cartes sont indispensables à la bonne compréhension des vignobles. En France la vigne est implantée sur des sols de nature très différente d'une région à l'autre de l'hexagone. De nombreux types de sols viticoles de profondeur variable sont favorables à la culture de la vigne : sols argilo-calcaires en Bourgogne, sols schisteux à Collioure, sols argilo-calcaires, granitiques ou schisteux en Beaujolais… L’examen visuel et la dégustation des vins issus des raisins vendangés dans les différentes régions viticoles de France a mis en évidence l'influence de la composition du sol sur le cépage, le porte-greffe, la maturation et la qualité des raisins vendangés et au final sur les propriétés organoleptiques  des vins obtenus.

    Voici donc quelques exemples de nos réalisations pour la Revue :
    .

    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain
    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain

    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil
    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil

    Carte géologique de l'AOC Jasnières
    Carte géologique de l'AOC Jasnières

    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage
    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage

    Carte géologique de l'AOC Fixin
    Carte géologique de l'AOC Fixin

    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire
    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire

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  • 30 August, 2020
    Humanisme, réformes...

    Humanisme, réformes...

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Humanisme, réformes et conflits religieux (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Denis Crouzet (Professeur d'histoire moderne à Sorbonne Université UMR 8596)

    Couverture de ce numéro (Septembre 2020)

    Humanisme, réformes et conflits religieux
    Grand mouvement de renaissance intellectuelle et culturelle, fondée sur une rupture avec le Moyen Âge, un retour à la culture antique et une fois dans la perfectibilité de l’homme, l’humanisme a nourri les réformes du XVIe siècle dans un contexte d’angoisse religieuse et eschatologique extrême. Dans ce dossier de la Documentation photographique, Denis Crouzet montre le souci de « désangoissement » qui préside aux différentes réformes religieuses et analyse les conflits et la violence déchaîné par la rupture de l’unité chrétienne.

    Carte : La diffusion des réformes religieuses au XVIe siècle en Europe
    Carte : La diffusion des réformes en Europe
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  • 10 May, 2020
    L'Asie du Sud-Est

    L'Asie du Sud-Est

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Asie du Sud-Est (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Marie Gibert-Flutre (Géographe du Vietnam, de l'Asie du Sud-Est, Maître deconférence à l'Université de Paris)

    Couverture de ce numéro (février 2020)

    L'Asie du Sud-Est (CNRS Édition)
    Longtemps perçue comme un espace intermédiaire entre les géants indiens et chinois, l'Asie du Sud-Est est pourtant un monde en soi.
    L'immense variété ethnique, culturelle et religieuse qui la caractérise ne doit pas faire illusion : l'ensemble des pays de l'Asie du Sud-Est sont confrontés à des dynamiques et des enjeux communs dans le contexte de la mondialisation et de la montée en puissance de leur voison chinois. À des degrés divers, ils connaissent des bouleversements et des paradoxes induits par l'émergence.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo
    Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo

    Carte : La salinisation du delta du Mékong
    La salinisation du delta du Mékong

    Carte : Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est
    Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Conflits maritimes en Asie du Sud-Est
    Conflits maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Les flux migratoires du sud-est asiatiques
    Les flux migratoires du sud-est asiatiques

     

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  • 6 May, 2020
    Un monde de migrants

    Un monde de migrants

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Un monde de migrants (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Catherine Withol de Wenden (Docteure en science politique, directrice de recherche émérite au CNRS)

    Couverture de ce numéro (septembre 2019)

    Un monde de migrant (CNRS Éditions)
    Depuis 2015, la question des migrations fait l'actualité comme s'il s'agissait d'une réalité nouvelle. Pourtant, elle est une composante essentielle de l'histoire mondiale depuis le XIXe siècle et le peuplement des "nouveaux monde".
    Depuis cette époque, les motivations des migrants n'ont pas changé. Une partie d'entre eux sont des réfugiés, mais l'mmense majorité prend la route pour trouver du travail et construire une vie meilleure.
    Bien que l'immigration légale constitue la majorité des flux, elle est très encadrée et limitée numériquement. Les canditats sont ainsi nombreux à tenter leur chance dans la clandestinité.
    Ce dossier pose les grands enjeux des migrations contemporaines et dissipe un certain nombre de fausses croyances.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les flux migratoires dans le monde
    Les Flux migratoires

    Carte : Les réfugiés dans le monde
    Les réfugiés dans le monde

    Carte : Les migrations intérieures et régionales des Chinois
    Les migrations intérieures et régionales des Chinois

    Carte : Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI
    Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI

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  • 20 November, 2018
    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs de Gerald Roux, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement. En partenariat avec FranceInfo.

    C'est Comment Ailleurs


    Note de l'éditeur :
    On se pose tous la question : mais comment ça se passe ailleurs? École, transports, vacances, santé, politique, pollution... Les autres pays du monde ont-ils une longueur d'avance sur nous?
    Alors... C'est comment l'agriculture à Chicago ? C'est comment la vie politique en Norvège ou au Rwanda ? Le recyclage du plastique au Kenya ? La Sécu aux États-Unis ? L'obésité au Japon? Le tour cycliste du Burkina Faso ? Les rythmes scolaires en Corée du Sud ?
    Un atlas mondial pour découvrir, en plus de 60 thèmes illustrés, des questions graves, insolites, surprenantes ou amusantes.

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  • 24 July, 2017
    Le Queyras en carte

    Le Queyras en carte

    Le Parc Naturel Régional du Queyras et la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras (département des Hautes-Alpes) nous ont contacté afin de réaliser une carte à vocation multiple (brochures touristiques, communication, utilisation interne). La carte se devait donc d'être à la fois complète en terme d'information géographique et esthétique afin d'être publiée. Elle fut réalisée et livrée sous illustrator et afin de pouvoir choisir les informations à la carte. Un estompage en transparence permet également d'apprecier le relief. Pour les amateurs de randonnées voici le site internet du Parc du Queyras : www.pnr-queyras.fr/

    Carte du Queyras (complète)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (fond vierge)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
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  • 25 April, 2017
    Plans de ville

    Plans de ville

    Offices de tourisme, sociétés de consulting, sociétés immobilières, maisons d'édition, vous êtes nombreux à me solliciter afin de concevoir des plans de villes. Voici donc quelques exemples de plans réalisés récemment. Un plan réussi étant un délicat mélange entre la qualité des données géographiques et l'esthétique.

    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)
    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)

    Isle-Adam et Pantin (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)
    Isle-Adam (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)

    antin (plan de ville réalisé pour la société Eiffage)

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing/communication)
    Plan ville Bergerac site 0

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing - Balthazar Média)

    Plan ville Bergerac site 2
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