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Auteur

anicolas

 

Alexandre Nicolas :

Cartographe - géomaticien,

ancien officier géographe

du Ministère de la Défense.

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AUTEUR

A l'occasion de la sortie de ce bel ouvrage : "La bataille des Cartes, analyse critique des visions du monde" aux Editions François Bourin, Michel Foucher a donné dans le quotidien Libération un entretien passionnant :

La bataille des Cartes de M. Foucher

 

Voici, pour ceux qui l'auraient loupé, cet entretien dirigé par MARC SEMO et CATHERINE CALVET :

Le géographe Michel Foucher, directeur de la formation à l’IHEDN (1), vient de publier son ouvrage le plus personnel, la Bataille des cartes, analyse critique des visions du monde. L’illustration à partir de cartes anciennes et de cartes inédites très prospectives vient témoigner de l’aspect subjectif de la représentation géographique, véritable carte mentale.

 

Quel est votre premier souvenir de carte ?


Ma première carte était une représentation des Etats européens dont chaque capitale, anonyme, était dotée d’un plot en cuivre qu’il convenait de relier par un fil au nom pertinent dans la liste située sur le côté. Si la réponse était bonne, une ampoule s’allumait. Je ne connais guère, pour un enfant, de moyen mnémotechnique plus efficace pour se familiariser avec les toponymes, je passai ensuite au même jeu sur un planisphère. Cette mémoire des lieux, Etats et capitales, me donnait le sentiment de détenir un savoir précieux et propice à une compréhension du monde.

Comment devient-on géographe ?


Ces jeux cartographiques et les récits familiaux liés à la guerre m’ont appris très tôt que d’autres peuples et lieux existaient. Le voyage a précédé l’étude de la géographie classique. Besoin d’articuler le dedans et le dehors, illusion et expérience que l’on fait un voyage alors que c’est le voyage qui vous fait, pour citer Nicolas Bouvier. Et je ne cesse de circuler. Le terrain est ma matière première.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Nicolas Bouvier - L'Usage du monde (ed. Payot) - 1963.

Vous dites que la carte géographique est «une image colorée du monde» …


C’est une représentation graphique intentionnelle à partir d’informations relatives au monde que l’on connaît au moment ou l’on fait la carte - une vision subjective. Avec une sélection car on ne peut jamais tout représenter. Sauf à suivre Borges avec sa carte à l’échelle de un sur un. On ne voit pas les mêmes choses à petite et à grande échelle, distinction comparable au choix du zoom ou du grand-angle. Les couleurs choisies peuvent signaler la propagande ou une volonté esthétique. Ce qui prime est l’intention de montrer une corrélation entre des faits.

 

Même pour une carte de géographie physique, par exemple, une carte d’état-major ?


 

A l’origine les cartes sont d’état-major sauf les planisphères, mais on ne fait pas la guerre à partir de planisphères. Les cartes d’état-major représentent essentiellement les reliefs, les obstacles et ce que l’on ne voit pas depuis le sol. Pour reprendre la phrase du théoricien militaire Clausewitz «le géographe est celui qui regarde derrière la colline». La carte classique sur laquelle nous nous sommes abîmé les yeux à la Sorbonne et à l’Institut de géographie est la carte typique de la guerre de 1914-1918. Une autre motivation de la confection des cartes en Europe à partir de la fin du XVIIIe siècle fut la géologie. On cherchait à représenter les réserves de houille, de fer… Plus tôt, il y avait eu les cartes pour la navigation, comme les beaux portulans, cartes nautiques servant à représenter les ports et les dangers qui les entouraient. Les portulans ne représentaient que ce que l’on voyait depuis la mer. La carte est toujours utilitaire, c’est une représentation sélective d’informations jugées utiles par des géologues, des navigateurs, des militaires ou beaucoup plus tard par des randonneurs.

 

Le début des années 90 et la mondialisation ont-elles créé une nouvelle géographie ?


 

Nous avons assisté à la victoire et à l’hégémonie du discours des économistes et de leur représentation. Ils considèrent que le monde est plat et sans frontières. La mondialisation actuelle, par rapport aux précédentes, permet aux entreprises d’agir en temps réel, de passer des ordres à un bureau d’études de Coréens installés à Hongkong qui font fabriquer à Shenzhen ou au Vietnam pour un marché de sports d’hiver dans les Alpes. Au regard des flux financiers et d’informations, les configurations classiques semblent disparaître. Mais ni le pétrole, ni l’eau ne sont téléchargeables. Et en y regardant de près, on discerne une géographie des serveurs ou des câbles marins et des zones de lancement des satellites. Donc la géopolitique d’un monde structuré en donneurs d’ordres et en exécutants.

 

 

Les nouveaux ensembles, l’Europe, la Chine, les Etats-Unis, voire les pays émergents, ont-ils chacun une vision du monde et des cartes y correspondant ?


 

C’est ce que j’ai essayé de représenter dans ce livre, le texte vient en premier et les cartes ne sont là que pour figurer leurs projets géopolitiques. La carte est un exercice de rigueur intellectuelle, elle oblige à hiérarchiser. Les Etats dits émergents, c’est-à-dire en grande croissance, se répartissent en deux catégories : ceux qui transforment leur croissance économique en élément de puissance et de reconnaissance - ne serait-ce que par la région dans laquelle ils se trouvent - et ceux qui ne sont pas capables de le faire ou qui le font de manière négative, par exemple le Pakistan ou l’Iran. Certains Etats combinent à la fois forte croissance, poids démographique important, ressources, superficie avec parfois une conscience d’eux-mêmes, une histoire et l’intention de peser internationalement, de maîtriser leur image extérieure ou de se construire une image. Avant Lula, l’image que les Brésiliens avaient d’eux-mêmes était façonnée par les Occidentaux. Mais Lula a voulu contrôler l’image extérieure de son pays. Cela les Chinois le font sans difficultés, en arguant de 5 000 ans d’histoire et de l’humiliation subie de la part des Occidentaux au XIXe siècle qui, selon eux, invalide toute leçon de morale.

 

Vous comparez la Chine d’aujourd’hui avec l’Allemagne de Guillaume II qui, avant la Première Guerre mondiale, revendiquait sa «place au soleil». Pourquoi ?


 

Je ne pense pas du tout que cela débouchera sur la même chose qu’en 1914. Cela m’a toujours intéressé de savoir pourquoi ce «concert des nations» qui a duré un siècle en Europe s’était terminé en catastrophe. A la fin du XIXe siècle, les conditions d’un choc étaient réunies. L’Allemagne de Guillaume II avait une volonté de puissance et l’intention de suivre le modèle britannique, de le dépasser et de s’en démarquer. Pour les colonies, c’était trop tard, le partage était déjà fait. Mais l’Allemagne disposait d’une croissance économique forte dans un contexte de régime autoritaire. La comparaison avec la Chine s’arrête là car elle a besoin d’un environnement stable pour le demi-siècle qui vient. De plus, la Chine a plus une tradition de vassalisation des régions avoisinantes que de conquête. Mais on peut imaginer qu’il y ait des frictions, l’obstacle principal étant la présence navale américaine, perçue par les Chinois comme une véritable entrave.

 

Votre livre montre une augmentation du nombre de conflits ou de crises aiguës. Quelles en sont les raisons ?


La conflictualité augmente, mais surtout de la part d’acteurs non étatiques. On note peu de conflits ouverts, classiques, de type Ethiopie-Erythrée, faute d’enjeux. Les conflits les plus graves aujourd’hui sont ceux qui combinent la lutte pour le pouvoir et la lutte pour une hégémonie idéologique. Citons l’Afghanistan, un pays où sont imbriquées trois ou quatre guerres (conflits entre réformistes et conservateurs, ethniques…). Dans cette situation, avec quel adversaire négocier une sortie de conflit ?

 

On n’a jamais tracé autant de frontières, 27 000 kilomètres de plus depuis 1996. Pourquoi ?


En fait, 90% d’entre elles concernent le continent européen, même s’il y a aussi le Timor oriental, la limite entre l’Ethiopie et l’Erythrée, et demain le Soudan méridional, très hétérogène. Ce phénomène européen est lié à l’affaiblissement des empires, et à la poursuite du mouvement historique qui, depuis des siècles, veut qu’un peuple qui se sent une nation revendique les attributs d’un Etat souverain. A cela s’ajoute le choix germano-américain d’affaiblir l’ex-Union soviétique et de parvenir à une Europe de régions nations.

 

Assiste-t-on aujourd’hui à la fin de l’hyperpuissance américaine ?


J’essaie de décrire la permanence de la puissance américaine. Aujourd’hui les Etats-Unis comptent 308 millions d’habitants contre 271 millions au recensement précédent. Ils continuent d’attirer et d’intégrer. Si leur pouvoir d’attraction est intact il n’en est pas de même pour leur pouvoir d’influence. Le dollar est toujours une monnaie de référence, on peut citer la high tech, le soft power, la capacité d’intervention militaire, celle d’intervention diplomatique universelle. Dans la vision américaine du monde, il n’y a pas de blanc sur la carte. Les Français peuvent hiérarchiser entre trois niveaux d’ambassades. Pour les Américains, tout est important et tout est observé, avec des degrés divers d’intensité. Les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire mais rester maîtres du jeu.

 

La Russie serait-elle devenue une puissance seconde ?


La Russie reste une puissance régionale. Ses élites ont une image de leur pays qui ne correspond plus à la réalité. La Russie a perdu en importance stratégique, mais la conclusion de l’accord Start est positive (2). Ce pays doit se réformer. C’est un pays en voie de repli. Moscou n’est plus la Rome idéologique qu’elle fut. Elle n’a plus de pouvoir d’attraction, sauf pour quelques peuples de son «étranger proche» et elle est très consciente du décrochage d’avec son voisin chinois. D’où le choix de calmer le jeu sur sa périphérie et se concentrer sur ses problèmes domestiques. Pour cela, elle a besoin d’investissements occidentaux.

 

Au moment de la décolonisation, la France comme la Grande-Bretagne ont remplacé leurs ambitions coloniales par la construction européenne.


 

Prenons l’exemple français. L’échec géopolitique à Suez en 1956 entraîne deux conséquences : le traité de Rome, en 1957, et le choix du nucléaire militaire. De même, après les accords d’Evian sur l’indépendance algérienne, en mars 1962, fut signé avec l’Allemagne le traité de l’Elysée, en janvier 1963. Pour oublier son empire, la France se tourna vers quelque chose d’autre et tenta de construire une Europe à son image. A la recherche d’une «résurrection», les Français fixèrent les termes de référence avec l’accord des Allemands soucieux de leur «rédemption» selon la remarque de l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski. A la même époque, les Britanniques décidèrent de fermer leurs bases à l’est d’Aden pour ensuite investir dans la relation spéciale avec les Etats-Unis. Puis, finalement, dans le projet européen, en étant un peu dedans dehors. Aujourd’hui, les Britanniques développent une stratégie de hub avec la finance, la recherche, la langue et l’éducation supérieure.

 

Vous restez donc euro-optimiste ?


Les Européens ont compris qu’il fallait repenser leur projet, cette fois à l’échelle mondiale ; c’est une sorte de reconversion, et elle est en cours. La gestion des crises, plus efficace qu’on le dit, débouche sur de nouvelles convergences. Mais la logique européenne, unique au monde, de mise en commun de compétences souveraines est confrontée à l’affirmation bruyante d’Etats nations qui gèrent leur émergence en fonction de leurs seuls intérêts nationaux, selon un mode très classique qui rappelle précisément celui de la fin du XIXe siècle. On ne parle pas d’unité asiatique en Chine ou en Inde.

 

 

(1) Institut des hautes études de défense nationale. (2) Ratification par le Congrès américain, le 23 décembre, du traité de réduction des armes stratégiques.

 

 

 

"Petite" bibliographie de Michel Foucher :

 

  • L'invention des Frontières, FEDN, 1986
  • Fronts et Frontières, un tour du monde géopolitique, Fayard, 1988
  • L'Afrique du Sud, puissance utile ? (en collaboration avec Dominique Darbon), Belin, 2001


www.le-cartographe.net

 

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Derniers Ouvrages

  • 3 September, 2020
    Guerre du Péloponnèse

    Guerre du Péloponnèse

    L’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide - préface par Olivier Rolin, traduit par Charles Zevort aux Éditions de l'École de Guerre.
    Cartographie Alexandre Nicolas.

      " L’Athénien Thucydide a écrit l’histoire de la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens et raconté les divers incidents de cette lutte. Il a commencé son œuvre au début même des hostilités, prévoyant combien cette guerre serait importante, combien plus mémorable que celles qui avaient précédé : il en avait pour preuve les immenses ressources de tout genre avec lesquelles les deux peuples allaient s’entrechoquer, et les dispositions des autres États de la Grèce qu’il voyait ou prendre parti immédiatement, ou méditer dès lors de le faire. C’est là, en effet, le plus vaste mouvement qui jamais se soit produit chez les Grecs ; il embrassa une partie des barbares, et ébranla pour ainsi dire au loin l’univers."

    Ouvrage intemporel, l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse conserve toute sa pertinence pour comprendre les dynamiques des forces de  notre époque.
    .

    Carte : la guerre du Péloponnèse

    Carte : la guerre du Péloponèse

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  • 1 September, 2020
    6MOIS - N°19

    6MOIS - N°19

    Dans toutes les bonnes librairies, sort ce mercredi 15 mai 2020 le nouveau numéro du magazine 6MOIS, le XXIe siècle en images, magazine qui donne la part belle à la photo et au photojournalisme. Réalisation cartographique d'Alexandre Nicolas.

    6M19 couv

    Éditorial :

    Une enquête sur la santé des photojournalistes ? On pense maladies du grand reporter : tourista, paludisme, voiture piégée, assassinat ciblé. L’état des lieux dressé en juin 2019 par la sociologue Irène Jonas tranche avec un quelconque romantisme et rapproche les photographes des chauffeurs Uber. Le premier risque du métier, dans un univers de la presse abîmé, est le même que celui subi par un ouvrier dans une usine en liquidation, ou en pleine « réorganisation », comme on dit maintenant : perte de sens, burn-out, sentiment de ne pas être respecté, peur de l’avenir. Vient ensuite la pénibilité : les horaires, la flexibilité, le matériel à porter. Puis l’absence de soins. La plupart des photographes cumulent les statuts : autoentrepreneurs, pigistes (payés en salaire), auteurs (cotisant à l’Agessa). En multipliant les régimes, ils sont privés d’un accès correct à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux caisses de retraite. Certains comptent sur leur conjoint, ou prient pour ne jamais tomber malade, avoir besoin de lunettes… D’autres repoussent puis oublient un projet de grossesse. D’autres encore vieillissent sans le sou.

    Dans ce paysage sinistré, 6Mois ne fait pas figure de solution. Nous ne paraissons que deux fois par an, trop peu pour assurer des perspectives aux photographes. Exigeants mais humbles, nous savons que nous ne sauverons pas ce métier. Nous ne paierons jamais assez celui qui a passé un an, dix ans, une vie sur un sujet. Carolina Arantes, qui ouvre notre triptyque sur le Brésil, travaille sur l’agrobusiness depuis six ans. Javier Alvarez a régulièrement passé six à huit semaines, entre 2014 et 2019, dans un squat de São Paulo.

    Comment gratifier un tel engagement ? Comment rendre justice à leur travail ? C’est toute notre ambivalence : nous aimons des projets qui ne reposent sur aucun modèle économique. Nous primons la passion, le dévouement, le courage, sans être capables de vraiment les rétribuer. Nous payons honnêtement : autour de 2 500 euros le reportage. Cette somme dépend du nombre de pages publiées, pas du nom du photographe. Qu’il soit un inconnu habitant un village iranien ou une star américaine, nous accordons à chacun la même attention. Et nous défendons leurs projets auprès de vous, lecteurs, avec le même enthousiasme.

    Alors que faire ? À la lecture de ce rapport, on ne doit pas se contenter du constat. Chacun peut, à son niveau, s’engager à participer à la survie d’un photojournalisme aussi remarquable que les femmes et les hommes qui le pratiquent. À 6Mois, nous leur proposons de publier leur projet sur une vingtaine de pages. Nous tentons de coller au plus près de leur démarche. De les guider dans le travail de légendes, d’éclairage, pour faire émerger le sens et la dynamique de leur histoire. Cette année, pour la première fois, nous lançons aussi un prix doté de 10 000 euros et accompagnerons un ou une photographe dans la poursuite de son projet (voir page 305). Cette fois encore, nous encouragerons le souffle, l’engagement.

    Et vous ? Si vous lisez ces lignes, si vous tenez 6Mois entre vos mains, vous faites votre part. Les photographes ne vivent que grâce aux publications qui les rétribuent ; nous ne vivons que grâce à vous, lecteurs. Aucune page de publicité, aucun mécénat. Chaque fois que vous dépensez 26 euros pour cette revue de 300 pages, vous permettez à ces professionnels de mettre une noix de beurre dans leurs épinards. D’aller voir un dentiste. De contracter une mutuelle. De partir en vacances une semaine. C’est rien, n’est-ce pas. Cela aide pourtant à avancer, à se projeter. De notre part à tous : merci

    Carte - Le Cartographe 6Mois
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  • 31 August, 2020
    Des cartes géologiques

    Des cartes géologiques

    La Revue des Vins de France (https://www.larvf.com/) m'a sollicité il y a quelques temps déjà, pour réaliser des cartes géologiques précises. Terroirs viticoles, Vignobles bénéficiant d'une AOC, régions géographiques (Loire, Provence, Alsace...) les territoires à cartographier sont variés. Ces cartes sont conçues grâce à l'expertise de Sophie de Salettes pour la conception et par Le Cartographe pour la réalisation et la charte graphique.

    Ces cartes sont indispensables à la bonne compréhension des vignobles. En France la vigne est implantée sur des sols de nature très différente d'une région à l'autre de l'hexagone. De nombreux types de sols viticoles de profondeur variable sont favorables à la culture de la vigne : sols argilo-calcaires en Bourgogne, sols schisteux à Collioure, sols argilo-calcaires, granitiques ou schisteux en Beaujolais… L’examen visuel et la dégustation des vins issus des raisins vendangés dans les différentes régions viticoles de France a mis en évidence l'influence de la composition du sol sur le cépage, le porte-greffe, la maturation et la qualité des raisins vendangés et au final sur les propriétés organoleptiques  des vins obtenus.

    Voici donc quelques exemples de nos réalisations pour la Revue :
    .

    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain
    Carte géologique de l'AOC Saint-Pourçain

    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil
    Carte géologique de l'AOC Saint-Nicolas de Bourgueil

    Carte géologique de l'AOC Jasnières
    Carte géologique de l'AOC Jasnières

    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage
    Carte géologique de l'AOC Crozes-Hermitage

    Carte géologique de l'AOC Fixin
    Carte géologique de l'AOC Fixin

    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire
    Carte géologique de l'AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire

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  • 30 August, 2020
    Humanisme, réformes...

    Humanisme, réformes...

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Humanisme, réformes et conflits religieux (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Denis Crouzet (Professeur d'histoire moderne à Sorbonne Université UMR 8596)

    Couverture de ce numéro (Septembre 2020)

    Humanisme, réformes et conflits religieux
    Grand mouvement de renaissance intellectuelle et culturelle, fondée sur une rupture avec le Moyen Âge, un retour à la culture antique et une fois dans la perfectibilité de l’homme, l’humanisme a nourri les réformes du XVIe siècle dans un contexte d’angoisse religieuse et eschatologique extrême. Dans ce dossier de la Documentation photographique, Denis Crouzet montre le souci de « désangoissement » qui préside aux différentes réformes religieuses et analyse les conflits et la violence déchaîné par la rupture de l’unité chrétienne.

    Carte : La diffusion des réformes religieuses au XVIe siècle en Europe
    Carte : La diffusion des réformes en Europe
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  • 10 May, 2020
    L'Asie du Sud-Est

    L'Asie du Sud-Est

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : L'Asie du Sud-Est (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Marie Gibert-Flutre (Géographe du Vietnam, de l'Asie du Sud-Est, Maître deconférence à l'Université de Paris)

    Couverture de ce numéro (février 2020)

    L'Asie du Sud-Est (CNRS Édition)
    Longtemps perçue comme un espace intermédiaire entre les géants indiens et chinois, l'Asie du Sud-Est est pourtant un monde en soi.
    L'immense variété ethnique, culturelle et religieuse qui la caractérise ne doit pas faire illusion : l'ensemble des pays de l'Asie du Sud-Est sont confrontés à des dynamiques et des enjeux communs dans le contexte de la mondialisation et de la montée en puissance de leur voison chinois. À des degrés divers, ils connaissent des bouleversements et des paradoxes induits par l'émergence.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo
    Déforestation et essor de l'huile de palme à Bornéo

    Carte : La salinisation du delta du Mékong
    La salinisation du delta du Mékong

    Carte : Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est
    Coopérations maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Conflits maritimes en Asie du Sud-Est
    Conflits maritimes en Asie du Sud-Est

    Carte : Les flux migratoires du sud-est asiatiques
    Les flux migratoires du sud-est asiatiques

     

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  • 6 May, 2020
    Un monde de migrants

    Un monde de migrants

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de la documentation photographique : Un monde de migrants (CNRS Éditions)
    Sous la direction de Catherine Withol de Wenden (Docteure en science politique, directrice de recherche émérite au CNRS)

    Couverture de ce numéro (septembre 2019)

    Un monde de migrant (CNRS Éditions)
    Depuis 2015, la question des migrations fait l'actualité comme s'il s'agissait d'une réalité nouvelle. Pourtant, elle est une composante essentielle de l'histoire mondiale depuis le XIXe siècle et le peuplement des "nouveaux monde".
    Depuis cette époque, les motivations des migrants n'ont pas changé. Une partie d'entre eux sont des réfugiés, mais l'mmense majorité prend la route pour trouver du travail et construire une vie meilleure.
    Bien que l'immigration légale constitue la majorité des flux, elle est très encadrée et limitée numériquement. Les canditats sont ainsi nombreux à tenter leur chance dans la clandestinité.
    Ce dossier pose les grands enjeux des migrations contemporaines et dissipe un certain nombre de fausses croyances.

    Quelques cartes de l'ouvrage :

    Carte : Les flux migratoires dans le monde
    Les Flux migratoires

    Carte : Les réfugiés dans le monde
    Les réfugiés dans le monde

    Carte : Les migrations intérieures et régionales des Chinois
    Les migrations intérieures et régionales des Chinois

    Carte : Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI
    Les migrations vers la Russie depuis les pays de la CEI

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  • 20 November, 2018
    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs

    C'est comment ailleurs de Gerald Roux, cartographie d'Alexandre Nicolas aux Éditions Autrement. En partenariat avec FranceInfo.

    C'est Comment Ailleurs


    Note de l'éditeur :
    On se pose tous la question : mais comment ça se passe ailleurs? École, transports, vacances, santé, politique, pollution... Les autres pays du monde ont-ils une longueur d'avance sur nous?
    Alors... C'est comment l'agriculture à Chicago ? C'est comment la vie politique en Norvège ou au Rwanda ? Le recyclage du plastique au Kenya ? La Sécu aux États-Unis ? L'obésité au Japon? Le tour cycliste du Burkina Faso ? Les rythmes scolaires en Corée du Sud ?
    Un atlas mondial pour découvrir, en plus de 60 thèmes illustrés, des questions graves, insolites, surprenantes ou amusantes.

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  • 24 July, 2017
    Le Queyras en carte

    Le Queyras en carte

    Le Parc Naturel Régional du Queyras et la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras (département des Hautes-Alpes) nous ont contacté afin de réaliser une carte à vocation multiple (brochures touristiques, communication, utilisation interne). La carte se devait donc d'être à la fois complète en terme d'information géographique et esthétique afin d'être publiée. Elle fut réalisée et livrée sous illustrator et afin de pouvoir choisir les informations à la carte. Un estompage en transparence permet également d'apprecier le relief. Pour les amateurs de randonnées voici le site internet du Parc du Queyras : www.pnr-queyras.fr/

    Carte du Queyras (complète)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (fond vierge)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
    Carte du Queyras (extrait)
    Carte du Queyras
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  • 25 April, 2017
    Plans de ville

    Plans de ville

    Offices de tourisme, sociétés de consulting, sociétés immobilières, maisons d'édition, vous êtes nombreux à me solliciter afin de concevoir des plans de villes. Voici donc quelques exemples de plans réalisés récemment. Un plan réussi étant un délicat mélange entre la qualité des données géographiques et l'esthétique.

    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)
    Avignon (plan de ville réalisé pour une maison d'édition)

    Isle-Adam et Pantin (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)
    Isle-Adam (plans de ville réalisés pour la société Eiffage)

    antin (plan de ville réalisé pour la société Eiffage)

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing/communication)
    Plan ville Bergerac site 0

    Bergerac (plan de ville réalisé pour une société de marketing - Balthazar Média)

    Plan ville Bergerac site 2
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  • 22 March, 2017
    XXI - 37

    XXI - 37

    Réalisation de la cartographie de ce nouveau numéro de XXI. L'information grand format. Quintin Leeds et Sara Deux à la Maquette ont encore fait des merveilles. Ce numéro est passionnant et le reportage sur Aloïs Bruner est exceptionnel.
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI
    Couverture du n°37 (Hiver 2017) de la revue XXI

    Note de l'éditeur concernant ce n° :
    Un scoop est comme un puzzle.
    Tout commence par une discussion à bâtons rompus, un jour d’octobre à Istanbul. Hedi Aouidj, un journaliste free-lance qui couvre le conflit syrien depuis plusieurs années, sursaute quand un « fixeur » (à la fois interprète et assistant) évoque une relation qui aurait bien connu un certain « Fischer », protégé par le régime de Damas. Fischer… Hedi connaît ce nom… C’est le pseudonyme d’Aloïs Brunner, l’un des nazis les plus recherchés depuis 1945. Le reporter remonte aussitôt le fil qui conduit en Jordanie. C’est la première pièce du puzzle : il faut un journaliste sur le terrain, cultivé et attentif.
    Hedi Aouidj a déjà publié dans XXI un reportage, « La Couveuse de Daech », sur un étudiant syrien qui avait partagé son cachot avec des éclopés de la vie, de pauvres types devenus par la suite des hommes forts de l’État islamique. Il appelle le rédacteur en chef de XXI. On est un mercredi : « Va en Jordanie ! » Le vendredi, Mathieu Palain, un membre de la rédaction de XXI, est mis au parfum. Le samedi, Hedi Aouidj arrive à Irbid, en Jordanie. C’est la deuxième pièce du puzzle : il faut une rédaction qui ait les moyens de financer « pour voir » un voyage qui peut faire « pschitt », un journal qui mobilise tout de suite ses forces.
    Pendant quinze jours, un duo se met en place. Hedi gagne la confiance de plusieurs sources, accumule les rendez-vous et les entretiens dans une petite pièce, à l’abri des oreilles indiscrètes, et retranscrit les témoignages. Par messagerie, il envoie chaque soir les scripts des entretiens. À Paris, Mathieu se gave de documentation, confesse le gendarme qui pendant douze ans a mené la traque, voit le juge d’instruction, sollicite Serge Klarsfeld qui ouvre ses archives. Et envoie des listes de questions, de détails à recouper ou à vérifier. C’est la troisième pièce du puzzle : il faut un travail minutieux pour renverser la méfiance, recouper tous les indices, traquer les récits trop parfaits, questionner les blancs. Le journalisme a besoin de temps et de ce carburant impalpable qu’on appelle l’envie.
    Tout se met en place. L’enquête est bouclée. À peine descendu de l’avion, Hedi Aouidj file à la rédaction de XXI pour dégager un plan avec Mathieu Palain. Quelques jours plus tard, une « V-1 » est mise en forme, un premier jet qui sera repris une dizaine de fois par les journalistes, la rédaction en chef, le secrétariat de rédaction et la direction artistique. C’est la quatrième pièce du puzzle : il faut une méthode et une exigence pour rendre intelligible, vivant et clair un immense jeu de pistes de soixante ans.
    Le texte passionne toute la rédaction. Une présentation particulière est décidée : la maquette est bouleversée. Un bandeau en couverture affiche l’histoire terrible d’un homme qui se vantait d’avoir tué « plus de vingt-cinq mille juifs français » et qui a mis son savoir-faire de nazi au service du clan Assad. Le tirage de XXI est augmenté. Pour éviter que l’information soit dénaturée, un embargo est imposé. C’est la cinquième pièce du puzzle. Il faut savoir rompre les habitudes pour s’adapter et accompagner les lecteurs.
    Ces cinq pièces de puzzle forment un tout. Le hasard et l’amitié y jouent un rôle important. Mais la méthode et la structure permettent de transformer une indiscrétion en information tangible et indiscutable. Pour cela, le journalisme a besoin d’un projet éditorial, de moyens humains et matériels, et de beaucoup de temps : deux mois de travail intensif.
    Cette liberté, c’est vous, lecteurs, qui nous la donnez, numéro après numéro depuis bientôt dix ans en achetant XXI. Vous êtes la dernière pièce du puzzle, celle qui permet tout.

    Laurent Beccaria

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